Football Algérien

Alors que Slimani réclame 45 milliards — Le CRB prépare du lourd pour sa riposte

Le dossier Islam Slimani est loin d’avoir livré tous ses secrets. Alors que l’ancien international algérien réclame pas moins de 45 milliards de centimes au CR Belouizdad, la direction du Chabab ne compte visiblement pas rester les bras croisés.

Du côté des dirigeants, on prépare déjà la riposte avec un dossier en béton et tout porte à croire qu’un nouveau bras de fer pourrait opposer les deux parties dans les prochaines semaines. La réclamation formulée par Slimani est considérée avec beaucoup de sérieux par les responsables belouizdadis, mais ces derniers estiment avoir suffisamment d’arguments pour défendre la position du club. Pour la direction, il n’est absolument pas question d’accepter les prétentions financières du joueur sans présenter les éléments qui, selon elle, démontrent que le Chabab n’a pas à s’acquitter d’une telle somme.

Le TAS algérien avait déjà donné raison au Chabab

Dans ce dossier, les dirigeants du CRB s’appuient notamment sur une décision rendue précédemment par le Tribunal arbitral du sport en Algérie en faveur du club. Cette décision constitue, à leurs yeux, un élément important dans la défense du club. Les responsables belouizdadis estiment que les faits ayant opposé Slimani au Chabab avaient déjà été examinés et que la position du club avait été confortée par cette instance. La direction compte également revenir sur certains épisodes ayant marqué le passage du joueur au sein de l’équipe. Parmi les éléments mis en avant figure notamment le boycott du stage de préparation organisé en Tunisie en 2024. Pour les responsables du CRB, ce comportement constitue un manquement aux obligations du joueur envers son employeur et ne peut être ignoré lorsqu’il est question d’évaluer les responsabilités de chacune des deux parties.

L’affaire PUMA au cœur des arguments

Mais ce n’est pas le seul argument que le Chabab entend mettre sur la table. Les dirigeants évoquent également le contrat de sponsoring avec PUMA, qui aurait, selon leur version, été compromis à la suite de la situation créée autour du joueur. Un dossier que la direction considère comme particulièrement important, puisque le préjudice subi par le club ne serait pas uniquement sportif. Pour les responsables belouizdadis, tous ces éléments doivent être pris en considération avant de parler d’une quelconque dette envers Slimani. Leur position est donc claire : le club estime ne rien devoir au joueur et se dit prêt à présenter tous les documents nécessaires pour défendre ses intérêts.

L’avenant des 5 milliards n’est plus d’actualité

Autre élément que la direction du Chabab compte également mettre en avant dans ce dossier : l’existence d’un avenant qui prévoyait le versement à Slimani d’une prime de 5 milliards de centimes tous les six mois. Toutefois, le départ du joueur vers Westerlo aurait entraîné la caducité de cet avenant. Pour les dirigeants belouizdadis, cet engagement était donc directement lié à la poursuite de la collaboration entre les deux parties et ne saurait être réclamé après le départ du joueur. Un argument supplémentaire que le club entend faire valoir pour contester les prétentions financières de Slimani.

Le ton est ainsi donné. Alors que Slimani réclame une importante indemnisation, le CRB prépare de son côté un dossier pour répondre point par point à ses revendications. La bataille pourrait désormais se déplacer sur le terrain juridique. Un nouveau bras de fer se profile entre les deux parties, avec une direction belouizdadie déterminée à ne rien céder.

Akram B.

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