Le COA mise sur ses jeunes pour construire l’après-2028
Loin de s’endormir sur les acquis de Paris-2024, le Comité olympique et sportif algérien (COA) a déjà tourné la page et engagé une réflexion ambitieuse pour les décennies à venir. Son ambition ne se limite plus aux Jeux de Los Angeles 2028 : il entend bâtir, dès maintenant, une génération capable de porter les couleurs nationales lors des éditions de 2032 et 2036.
L’année 2027 constituera une étape décisive dans cette dynamique. Le directeur des sports du COA, Yacine Arab, a présenté un calendrier particulièrement dense, qualifié de « très chargé » et de « transition majeure ». Les athlètes algériens seront confrontés à six grands rendez-vous internationaux, autant d’occasions de se mesurer aux meilleures équipes du continent et d’affûter leur niveau avant la course aux qualifications olympiques.
Le programme s’ouvrira avec les Jeux africains de la jeunesse, prévus en Éthiopie en juillet 2027. En août, la délégation algérienne prendra part aux Jeux africains scolaires au Nigeria, avant de poursuivre avec les Jeux africains seniors en Égypte, programmés du 20 août au 3 septembre. Le rythme ne faiblira pas en fin d’année : les Jeux panarabes au Bahreïn sont attendus en octobre, puis les Jeux africains de plage en Guinée équatoriale, du 5 au 15 décembre, suivis des Jeux méditerranéens de plage.
Ces compétitions ne relèvent pas de la simple participation. Elles doivent servir de laboratoire sportif, permettant aux responsables techniques d’évaluer le potentiel réel des athlètes, de repérer les profils les plus prometteurs et de préparer les tournois qualificatifs propres à chaque discipline en vue de Los Angeles-2028.
Pour accompagner ce projet, le COA travaille en étroite coordination avec le ministère des Sports. Les budgets prévisionnels ont déjà été arrêtés en concertation avec le département de Walid Sadi, afin de garantir aux sportifs des conditions de préparation adaptées à leurs ambitions. L’objectif reste clair : égaler, voire dépasser, les résultats obtenus lors des Jeux olympiques de Paris 2024.
Mais la véritable originalité de la démarche réside dans sa vision à long terme. Le Comité olympique a identifié un vivier de jeunes talents, aujourd’hui âgés de 14 à 17 ans, qu’il entend suivre et accompagner dans la durée. « Celui qui a 14 ans aujourd’hui aura 20 ans dans six ans », a rappelé Yacine Arab pour illustrer cette anticipation. Parmi les exemples cités, de jeunes tennismans de 14 ans, décrits comme dotés d’un « niveau extraordinaire », ont déjà été intégrés au dispositif. En plaçant la formation et la détection au cœur de sa stratégie, le COA cherche à éviter l’improvisation et à installer une continuité dans la performance.
K. M.



