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Coupe du monde élite de sabre, Oran-2026 — Une participation algérienne loin des espérances

Les meilleurs sabreurs du monde sont réunis à Oran à l’occasion de l’étape algérienne de la Coupe du monde seniors, disputée du 15 au 18 octobre au complexe olympique Miloud-Hadefi.

Quatre jours de compétition intense ont réuni l’élite mondiale du sabre, avec les qualifications individuelles messieurs le jeudi, celles des dames le vendredi, les tableaux finaux individuels le samedi, avant les épreuves par équipes messieurs et dames qui ont clôturé le rendez-vous dimanche.

Cette étape revêt une importance particulière pour l’escrime algérienne. Accueillir une manche de Coupe du monde de sabre offre à la sélection nationale une exposition rare face aux meilleurs spécialistes de la discipline, mais constitue également une occasion de marquer des points au classement mondial et de gagner en expérience compétitive. Pourtant, au terme des épreuves individuelles, le bilan algérien est resté en deçà des espérances, aucun représentant national n’ayant réussi à se hisser dans le tableau final des 64.

Un tableau affaibli, mais relevé

Le tableau masculin de cette édition a toutefois été marqué par plusieurs absences de poids. Si le numéro un mondial, le Français Sébastien Patrice, était bien présent à Oran, les Coréens Do Gyeongdong et Oh Sanguk, respectivement deuxième et troisième mondiaux, ainsi que le Russe Kamil Ibragimov, seizième mondial, n’ont pas figuré dans le tableau de départ. Ces forfaits ont ouvert davantage de possibilités aux autres concurrents, notamment en termes de points et de classement international. La présence du champion du monde en titre, le Russe Pavel Graudin, a néanmoins maintenu un niveau de compétition élevé. Le Géorgien Sandro Bazadze, dixième mondial, s’est également imposé comme l’un des hommes forts du tournoi, en éliminant notamment Sébastien Patrice en quart de finale sur le score de 15-14, après une rencontre très disputée.

Chez les dames, l’épreuve a, elle aussi, souffert de l’absence de plusieurs grandes figures. La Russie, privée de ses représentantes, n’a pas pu aligner la numéro un mondiale Yana Egorian ni Alina Mikhailova, troisième mondiale. La France a également enregistré les forfaits de Sarah Noutcha et Sara Balzer, sixième et septième mondiales, tandis que la Corée était privée de Jeon Hayoung et Choi Sebin, onzième et quatorzième mondiales.

Les qualifications masculines : un bilan difficile

La première journée de compétition, consacrée aux qualifications de l’épreuve individuelle masculine, a réuni 173 escrimeurs, dont 22 sabreurs algériens. Cette phase s’est révélée particulièrement difficile pour la délégation nationale. Aucun des escrimeurs algériens engagés n’a réussi à se qualifier pour le tableau principal des 64, une déception majeure au regard des ambitions affichées avant le début de la compétition. Saïd Youssef Abdelaziz a réalisé l’une des performances algériennes les plus remarquables de ces qualifications. Il a signé deux succès, contre le Français Martin Thomas et le Hongkongais Chan Lok Hai, avant d’être éliminé au départage. Son parcours illustre à la fois le potentiel existant au sein de la sélection et la marge de progression encore importante pour rivaliser durablement avec l’élite mondiale.

Le jeune Seghier Aboukacem a également inscrit une victoire face à l’Islandais Andrei Matyev. Pour ce jeune escrimeur, ce succès revêt une valeur symbolique particulière, puisqu’il s’agit de sa première victoire dans une compétition de cette envergure. Mathis Aït Oufella a, lui aussi, décroché une victoire contre l’Irakien Al-Asadi Haider. Zakaria Bounchada, meilleur escrimeur algérien au classement mondial, n’a obtenu qu’une seule victoire, face au Russe Nikita Kolkin. Son élimination précoce constitue l’une des principales déceptions de la délégation nationale, lui qui était attendu comme le leader technique de l’équipe masculine. Akram Bounabi, escrimeur expérimenté, a quant à lui quitté la Coupe du monde après six victoires consécutives lors des phases éliminatoires. Malgré ce total encourageant, il n’a pas réussi à sécuriser sa place dans le tableau des 64, signe de la densité extrême de la compétition et de la rigueur du système de qualification.

Des lueurs d’espoir chez les dames

Chez les dames, la deuxième journée de compétition a également été difficile pour les Algériennes, même si quelques performances individuelles ont permis de nourrir certains espoirs. Zahra Kehli, championne d’Afrique en titre, a remporté deux victoires en phase de groupes, face à la Roumaine Emilia Covaliu et à l’Espagnole Avila Fernandez. Toutefois, elle a été stoppée en phases qualificatives et n’a pas réussi à atteindre le tableau final des 64, indispensable pour décrocher des points individuels au classement mondial. La jeune Oumaïma Ourabt a signé l’une des performances les plus intéressantes de la délégation algérienne. Pour sa première participation en Coupe du monde, elle a battu la Roumaine Sofia Corlatsu sur le score de 5-2. Cette victoire, même si elle n’a pas suffi pour se qualifier, constitue une expérience précieuse pour une athlète qui découvre le haut niveau international. Wissam Bounegab a remporté un seul assaut, contre la Tunisienne Oulfa Hazmi, avant de céder lors de ses autres rencontres et d’être éliminée de la compétition. Naïla Ben Benchekour a également enregistré une victoire, face à l’Espagnole Ventura Mari, avant de s’incliner face à l’Argentine Peroni Maria.

Les épreuves par équipes

L’étape d’Oran des seniors s’est conclue hier avec les compétitions par équipes messieurs et dames. Les qualifications se sont déroulées en matinée, avant les finales et la remise des prix en soirée. Malheureusement, la journée n’a pas été favorable aux représentants algériens. L’Algérie a été éliminée dès les huitièmes de finale, aussi bien chez les messieurs que chez les dames, après ses défaites face au Kazakhstan. L’équipe masculine s’est inclinée sur le score de 28-45, tandis que l’équipe féminine a perdu de justesse 44-45.

La défaite féminine, particulièrement serrée, laisse un goût d’inachevé. Malgré un bon niveau de jeu et une résistance remarquable, les Algériennes ont cédé dans les derniers instants de la rencontre. Ce résultat démontre toutefois que l’équipe possède des ressources, mais qu’elle doit encore gagner en maîtrise dans les moments décisifs.

Sadek B.

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