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Un contexte international exigeant

Cette possible démission intervient à quelques semaines des Championnats du monde de karaté, une échéance majeure pour la sélection nationale. L’Algérie y sera représentée par plusieurs athlètes de premier plan, dont Cylia Ouikene, Louiza Abouriche, Anis Helassa et Faleh Midoun. La présence de ces compétiteurs donne une dimension particulière à la période que traverse la Fédération. Cylia Ouikene arrive notamment après son titre méditerranéen, tandis que Louiza Abouriche possède déjà une expérience du plus haut niveau mondial, après avoir décroché une médaille de bronze lors des Championnats du monde de 2025 au Caire. Anis Helassa avait, pour sa part, atteint les quarts de finale de la catégorie des moins de 67 kg lors de cette même compétition mondiale.

Dans ce contexte, la question de la stabilité et de la continuité au sein de la Fédération prend tout son sens. Les athlètes et l’encadrement technique auront besoin d’un environnement stable pour préparer sereinement cette compétition mondiale, tandis que la Fédération devra veiller à ne pas laisser les incertitudes administratives peser sur la préparation de la délégation algérienne.

Des résultats encourageants sous sa présidence

Natif de Sidi Bel-Abbès, Réda Benkadour demeure l’une des figures les plus marquantes du karaté algérien, tant par son passé de compétiteur que par son implication dans la gestion de la discipline. Son parcours sportif reste notamment associé à un exploit retentissant : le titre mondial décroché lors de la Coupe du monde de karaté en 1993, à Alger, une consécration qui a largement contribué à asseoir sa notoriété sur la scène nationale et internationale. Ancien champion d’Algérie à de nombreuses reprises, Benkadour a également brillé dans les grandes compétitions continentales et méditerranéennes. Il compte notamment un titre africain aux Championnats d’Afrique de 1994, des médailles aux Jeux africains, ainsi que des podiums aux Jeux méditerranéens de Carcassonne en 1993 et de Bari en 1997. Son influence ne se limite toutefois pas au tatami.

Élu vice-président de l’Union nord-africaine de karaté en septembre 2025, il a renforcé la présence algérienne au sein des instances régionales de la discipline, conférant à la Fédération nationale un poids diplomatique et sportif accru dans l’espace nord-africain. Sous la présidence de Réda Benkadour, la sélection nationale algérienne a enregistré des résultats encourageants sur la scène africaine et méditerranéenne. Les Championnats d’Afrique ont permis aux karatékas algériens de confirmer leur progression, avec des performances notables, dont celle de Faleh Midoun, médaillé de bronze en kumité dans la catégorie des moins de 84 kg.

Les Jeux méditerranéens de Tarente, en Italie, ont également constitué un rendez-vous particulièrement réussi pour le karaté national. Cylia Ouikene a décroché la médaille d’or dans la catégorie des moins de 50 kg, après une finale maîtrisée face à l’Italienne Erminia Perfetto sur le score de 9 à 3. La délégation algérienne a, par ailleurs, enrichi son bilan avec deux médailles de bronze, obtenues par Hocine Daïkhi, dans la catégorie des plus de 84 kg, et Faleh Midoun, dans celle des moins de 84 kg. Ces résultats ont confirmé la capacité du karaté algérien à rivaliser avec les meilleures nations de la région méditerranéenne, dans une compétition relevée où plusieurs pays, dont le Maroc, ont également affiché de belles performances.

K. M.

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