Aymen et Islam Touiri, les héros de l’ultime journée

L’haltérophilie algérienne a vécu une ultime journée de fête à Mostaganem grâce aux exploits réalisés par les frères Touiri lors des Championnats arabes et africains de la discipline. Les deux athlètes ont confirmé, avec autorité, qu’ils figurent parmi les éléments les plus prometteurs de la sélection nationale, en accumulant les médailles et en imposant leur loi face à une concurrence venue de plusieurs pays arabes et africains.
Aymen Touiri, un champion confirmé
Engagé dans la catégorie des moins de 110 kg, Aymen Touiri a été sacré champion arabe après avoir raflé trois médailles d’or avec aisance, maîtrise et une grande maturité compétitive. Sa prestation a permis de renforcer la place de l’Algérie dans cette catégorie où la rivalité est généralement plus intense et où chaque kilogramme soulevé peut faire la différence. Cette consécration arabe s’ajoute à un palmarès déjà riche pour l’haltérophile algérien. Aux Jeux méditerranéens de Tarente-2026, Aymen Touiri avait décroché l’or à l’épaulé-jeté dans la catégorie des 110 kg, en soulevant une barre de 209 kg, après avoir terminé cinquième à l’arraché avec 170 kg. Il avait ainsi devancé l’Espagnol Marcos Ruiz Velasco et le Syrien Hamza Alasad Hallak, offrant à l’Algérie une médaille d’or de premier plan sur la scène méditerranéenne.
Avant ce nouveau sacre, il s’était également distingué aux Championnats d’Afrique seniors de 2026, disputés en Égypte, où il avait décroché la médaille d’argent au classement général des 110 kg, grâce à un total combiné de 375 kg. Il avait alors signé 165 kg à l’arraché, lui valant le bronze, et 210 kg à l’épaulé-jeté, qui lui avait permis de monter sur la deuxième marche du podium. Il convient toutefois de préciser que la catégorie senior masculine n’est pas concernée par le Championnat d’Afrique organisé à Mostaganem, un rendez-vous qui sera suivi, avant la fin de l’année en cours, par une autre édition continentale dans un pays restant à déterminer. Cela n’enlève rien à la performance d’Aymen Touiri, qui a su confirmer son statut de leader dans sa catégorie.
Islam Touiri, la révélation montante
Le frère cadet d’Aymen Touiri, Islam, engagé dans la catégorie des moins de 70 kg, a réalisé, lui aussi, un exploit remarquable. Il a remporté sept médailles au total : trois médailles d’or au Championnat d’Afrique chez les juniors, trois médailles d’or au Championnat arabe chez les juniors, ainsi qu’une médaille de bronze chez les seniors au Championnat arabe. Cette moisson exceptionnelle témoigne de la progression rapide du jeune haltérophile algérien, capable de briller aussi bien chez les juniors que face à des concurrents seniors plus expérimentés. Islam Touiri s’est illustré dans la catégorie des -70 kg où il a largement dominé ses adversaires, aussi bien dans les épreuves africaines qu’arabes, confirmant ainsi l’étendue de son talent et sa régularité sur les deux mouvements. Cette performance n’est pas une surprise totale pour ceux qui suivent l’évolution de l’haltérophilie algérienne. Déjà en 2025, lors des Championnats d’Afrique cadets et juniors d’Accra, au Ghana, Mohamed Islam Touiri avait remporté six médailles, dont deux en or et une en argent chez les cadets, ainsi que deux de bronze chez les juniors, dans la catégorie des -71 kg.
Sadek B.



