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L’Égypte favorite, la Tunisie et le Cap-Vert en embuscade

Au regard de ses résultats récents, l’Égypte apparaît comme la grande favorite de la prochaine Coupe d’Afrique des nations. Les Pharaons ont conservé leur titre continental lors de la CAN 2026, en dominant la Tunisie en finale, sur le score de 37 à 24, à Kigali. Ce succès a confirmé la puissance de la sélection égyptienne, qui dispose d’un effectif expérimenté, d’une organisation solide et d’une véritable culture de la compétition. L’Égypte abordera donc la prochaine échéance avec le statut de team à battre. Sa régularité au plus haut niveau africain, son expérience des compétitions internationales et la qualité de sa génération actuelle en font la référence du continent. Pour l’Algérie, croiser la route des Égyptiens serait un test redoutable, mais aussi une occasion de mesurer le chemin restant à parcourir pour revenir au sommet.

La Tunisie demeure, elle aussi, un prétendant sérieux au titre et au podium. Finaliste de la dernière CAN, la sélection tunisienne possède l’expérience, la rigueur tactique et la capacité de gestion nécessaires pour jouer les premiers rôles. Elle restera l’un des obstacles majeurs sur la route des Verts, d’autant plus qu’elle a démontré lors de la dernière édition qu’elle pouvait rivaliser avec les meilleures équipes du continent.

Le Cap-Vert, quant à lui, s’est imposé comme une formation à ne pas sous-estimer. Sa victoire face à l’Algérie dans le match pour la troisième place de la CAN 2026 a confirmé sa progression et sa capacité à bousculer la hiérarchie africaine. Organisée, solide collectivement et de plus en plus expérimentée, la sélection cap-verdienne pourrait bien peser à nouveau dans la course aux places qualificatives. Dans ce contexte, la lutte pour le podium s’annonce particulièrement relevée. L’Algérie ne pourra pas se contenter d’un parcours honorable. Elle devra être régulière, ambitieuse et efficace face à ses adversaires directs. D’autres sélections pourraient également créer des surprises et compliquer davantage une compétition où la moindre défaite pourrait coûter très cher.

La CAN conserve son rôle pour le Mondial

Si la qualification olympique disposait désormais de son propre tournoi, la Coupe d’Afrique des nations conserverait toute son importance dans le calendrier international. Elle continuera notamment de déterminer les représentants africains au Championnat du monde, une échéance essentielle pour la visibilité et le développement du handball sur le continent. La CAN restera donc une compétition majeure, même si son rôle dans la course aux Jeux olympiques évolue. Le nouveau système distingue ainsi deux enjeux majeurs : le titre continental, qui consacre la meilleure équipe d’Afrique, et la qualification olympique, qui désignera le représentant africain à Los Angeles. Cette séparation rend le calendrier plus exigeant, mais elle offre aussi une chance supplémentaire aux équipes capables de terminer sur le podium sans nécessairement remporter le sacre. Pour l’Algérie, cette réforme peut être perçue comme une opportunité. À condition de terminer troisième, deuxième ou première de la prochaine CAN, l’EN conservera une possibilité de décrocher son billet pour les Jeux olympiques lors du tournoi de mars 2028.

Cela signifie que la porte ne sera pas fermée après une défaite en demi-finale ou en finale, contrairement à l’ancien système. Mais cela exige aussi une performance constante tout au long de la compétition continentale. Après sa quatrième place lors de la dernière CAN, l’Algérie sait désormais ce qui l’attend. Le podium n’est plus une simple ambition sportive : il devient une condition indispensable pour poursuivre le rêve olympique. Face à une Égypte dominante, une Tunisie toujours redoutable et un Cap-Vert en pleine progression, la prochaine Coupe d’Afrique des nations constituera un rendez-vous déterminant pour l’avenir du handball algérien. Les Verts devront hausser leur niveau de jeu, renforcer leur collectif et aborder chaque rencontre avec la concentration d’une équipe qui joue sa qualification olympique. Le chemin vers Los Angeles passera inévitablement par l’Afrique, et il commencera dès la prochaine CAN. Pour le Sept national, l’objectif est clair : retrouver le podium continental, puis aller chercher le précieux sésame olympique lors du tournoi décisif de mars 2028.

A.A

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