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Hadj Hamedri lance la préparation de la CAN 2026 — 14 joueuses binationales en renfort

La sélection algérienne féminine de handball entamera, le 18 octobre prochain, un stage de préparation d’une dizaine de jours, en prévision de la Coupe d’Afrique des nations (CAN-2026), prévue du 2 au 12 décembre en Tunisie.

Pour ce premier regroupement, le sélectionneur national, Abderrahmane Hadj Hamedri, a convoqué 23 joueuses, avec l’objectif de remettre son groupe à niveau sur le plan physique et préparer progressivement l’effectif appelé à défendre les couleurs nationales lors du rendez-vous continental.

Dans la continuité des Jeux méditerranéens

Cette première liste s’inscrit dans la continuité du groupe ayant pris part aux Jeux méditerranéens de Tarente, en Italie, en août dernier. Le staff technique entend ainsi s’appuyer sur un noyau de joueuses qui ont déjà évolué ensemble et acquis une certaine expérience collective lors de cette compétition. La stabilité constitue un premier atout pour le sélectionneur, qui dispose d’une base de travail pour entamer la préparation. Toutefois, cette liste ne doit pas être considérée comme définitive. D’autres joueuses devraient prochainement intégrer le groupe, notamment celles évoluant dans les différents championnats étrangers.

14 joueuses de l’étranger attendues

Le sélectionneur national prévoit, en effet, de faire appel à 14 joueuses algériennes évoluant à l’étranger. Leur intégration doit permettre au staff technique d’élargir ses choix et d’évaluer les différentes options avant d’arrêter la liste définitive pour la CAN, attendue au mois de novembre. Cette démarche répond également à une préoccupation liée au niveau de préparation des joueuses. Contrairement à leurs homologues évoluant en Algérie, les internationales engagées dans les championnats étrangers ont déjà accumulé plusieurs semaines de compétition. Elles devraient donc présenter une avance en matière de condition physique et de rythme de jeu. Leur arrivée offrira ainsi au sélectionneur une meilleure visibilité sur les possibilités dont il dispose à l’approche de l’échéance africaine. Il s’agira notamment d’évaluer leur état de forme, leur capacité à s’intégrer au collectif et leur aptitude à répondre aux exigences du handball international.

La préparation physique au premier plan

Le stage du 18 octobre sera essentiellement consacré au travail physique. Cette orientation s’explique par une situation particulière, vu que le Championnat national féminin n’a pas encore débuté, privant les joueuses locales du rythme de compétition habituel à cette période de la saison. Dans ces conditions, la charge de travail devrait être particulièrement élevée durant le regroupement. Le staff technique devra permettre aux joueuses de retrouver progressivement les qualités athlétiques nécessaires, tout en veillant à adapter les efforts à leur niveau de préparation. L’enjeu sera de construire une base physique suffisamment solide pour aborder la CAN dans les meilleures conditions. À moins de deux mois du tournoi, le temps consacré à la préparation est compté et chaque séance devra contribuer à rapprocher le groupe des exigences de la compétition.

Le report du championnat, un handicap pour les locales

Le report du Championnat national féminin, dont le coup d’envoi est désormais attendu à la fin du mois d’octobre, ne facilite pas la tâche du sélectionneur. Celui-ci aurait souhaité voir les joueuses locales bénéficier de davantage de temps de jeu avant de rejoindre la sélection. Les rencontres officielles représentent, en effet, un élément essentiel de la préparation, aussi bien pour retrouver les automatismes que pour retrouver l’intensité propre à la compétition. En l’absence de championnat, les joueuses locales risquent d’accuser un retard physique et compétitif par rapport à celles qui évoluent à l’étranger. C’est précisément l’une des raisons qui motivent l’élargissement du groupe aux internationales algériennes expatriées. Déjà engagées dans leurs championnats respectifs, ces dernières disposent d’un avantage en matière de rythme et de préparation physique. Leur intégration pourrait offrir au staff technique des solutions supplémentaires pour équilibrer l’effectif.

Novembre, dernière ligne droite avant Tunis

Le prochain stage constituera donc une première étape dans la construction du groupe appelé à participer à la 27e édition de la CAN féminine, organisée à Tunis du 2 au 12 décembre. La sélection définitive est attendue en novembre, après une évaluation complète des joueuses disponibles. Pour Abderrahmane Hadj Hamedri, l’objectif sera de trouver le meilleur équilibre entre les joueuses locales et celles évoluant à l’étranger, tout en disposant d’un collectif physiquement prêt et suffisamment compétitif.

A.A

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