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Classique de la Capitale du Grand Prix international d’Alger — Kyllie Jonah s’impose, Riyahi dans le Top 5

Réduite de onze à sept tours en raison de conditions météorologiques difficiles, la dernière course de la 19e édition du Grand Prix international de la ville d’Alger a souri à l’Américain Kyllie Jonah, de l’équipe Tarteletto-Isorex.

Il a devancé le Polonais Danny Van der Tuuk et son coéquipier belge Timothée Dupont. Côté algérien, Anes Riyahi a pris une encourageante cinquième place, tandis que Yacine Hamza, très attendu, n’est pas parvenu à se mêler à la lutte finale. La pluie a redistribué les cartes pour la Classique de la Capitale, ultime rendez-vous de la 19e édition du Grand Prix international de la ville d’Alger. Prévue initialement sur onze tours d’un circuit de 11,2 kilomètres, soit 123 kilomètres, l’épreuve a finalement été raccourcie à sept tours, pour un total de 77 kilomètres. En cause, les fortes précipitations qui se sont abattues sur la capitale samedi matin, rendant la chaussée glissante et les conditions de course particulièrement délicates.

Après un tour de reconnaissance, plusieurs coureurs ont exprimé leurs réticences à disputer l’épreuve dans ces conditions. Face à cette situation, le président du collège des commissaires, l’Espagnol Jordi Martinez, a pris la décision de réduire la distance de la course, en concertation avec les représentants des 19 équipes engagées et leurs directeurs sportifs.

Une décision dictée par la prudence, qui a changé la physionomie de cette dernière course algéroise. Sur une distance désormais ramenée à 77 kilomètres, les équipes ont dû revoir leurs plans et se montrer immédiatement offensives pour espérer faire la différence.

Tarteletto-Isorex frappe fort

Dans ces conditions particulières, c’est finalement la formation continentale belge Tarteletto-Isorex qui a tiré son épingle du jeu. Son coureur américain Kyllie Jonah a remporté la Classique de la Capitale au terme d’un sprint disputé, en 1 h 42 min 12 s.

Jonah a devancé le Polonais Danny Van der Tuuk, représentant Euskaltel-Euskadi, tandis que le Belge Timothée Dupont, son coéquipier chez Tarteletto-Isorex, a complété le podium.

Cette victoire récompense une course parfaitement maîtrisée par la formation belge, qui a su profiter de la configuration de l’épreuve et de la présence de plusieurs équipes étrangères pour imposer sa stratégie. Dans une course raccourcie et disputée sur une chaussée rendue glissante par les intempéries, la capacité à bien gérer les efforts et à conserver ses positions dans les derniers kilomètres a été déterminante.

Pour Jonah, ce succès constitue une belle conclusion à la compétition algéroise, au terme d’une course où les conditions météorologiques ont imposé une adaptation rapide à tous les participants.

Euskaltel-Euskadi contrôle les débats avant l’attaque

Dès le départ officiel, donné à 9 heures, la formation espagnole Euskaltel-Euskadi a pris les commandes du peloton. Pendant les trois premiers tours, ses coureurs ont imprimé le rythme et contrôlé les débats, maintenant le groupe sous pression tout en préparant le terrain pour la suite de la course.

Mais la situation a changé lorsque Danny Van der Tuuk, coureur d’Euskaltel-Euskadi, a décidé de passer à l’offensive en compagnie de l’Américain Kyllie Jonah, de Tarteletto-Isorex.

Les deux hommes ont réussi à creuser un écart de plus de deux minutes sur le peloton. Une avance suffisamment importante pour leur permettre d’envisager sérieusement la victoire, alors que, derrière, les formations présentes devaient s’organiser pour limiter les dégâts.

Cette échappée a rapidement pris une dimension stratégique. D’un côté, Euskaltel-Euskadi disposait d’un coureur à l’avant, tandis que Tarteletto-Isorex plaçait également un représentant dans le groupe de tête. De l’autre, les équipes restées dans le peloton devaient décider du moment opportun pour réagir, sans prendre de risques excessifs sur une chaussée glissante.

Un duel jusqu’au bout entre Jonah et Van der Tuuk

Au fil des kilomètres, l’avance des deux échappés a progressivement diminué. Après avoir dépassé les deux minutes, leur marge s’est réduite jusqu’à atteindre 29 secondes.

Le peloton se rapprochait, mais Jonah et Van der Tuuk ont résisté suffisamment longtemps pour préserver leur avantage et se disputer la victoire.

La bataille s’est finalement jouée entre les deux hommes de tête. Dans l’emballage final, l’Américain de Tarteletto-Isorex a trouvé les ressources nécessaires pour faire la différence et franchir la ligne en vainqueur.

Danny Van der Tuuk a dû se contenter de la deuxième place, tandis que Timothée Dupont a réglé le sprint du groupe des poursuivants pour offrir à Tarteletto-Isorex une deuxième présence sur le podium.

Ce résultat confirme l’efficacité de la stratégie belge, avec un coureur victorieux et un autre sur la troisième marche du podium. Euskaltel-Euskadi, qui avait animé les premiers tours et placé Van der Tuuk dans l’échappée décisive, repart avec la deuxième place.

Walim Mansouri.

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