Le président de l’instance fédérale rend le tablier après deux années — Zahafi : « J’ai démissionné pour des raisons personnelles »

Après deux années à la tête de la Fédération algérienne des sports aquatiques, Nasreddine Zahafi a décidé de passer le relais, invoquant des raisons personnelles. Une démission qui intervient alors que la natation nationale amorce une nouvelle dynamique et se trouve face à plusieurs échéances importantes.
Par N. E.
Après plusieurs jours de rumeurs et d’interrogations, l’information est désormais officielle. Nasreddine Zahafi a décidé de quitter la présidence de la Fédération algérienne des sports aquatiques, après deux années passées à la tête de l’instance fédérale. Une démission qui intervient à un moment important pour la natation nationale, qui continue d’afficher des signes encourageants et se prépare déjà à plusieurs échéances internationales majeures. Le désormais ex-président de la fédération avait présenté sa démission par écrit lors de la réunion du bureau fédéral tenue vendredi dernier, sans pour autant dévoiler publiquement les raisons de cette décision. Il nous a finalement confirmé hier son départ, précisant que celui-ci était motivé par des raisons personnelles.
Une feuille de route à poursuivre
Malgré son retrait, Zahafi tient à mettre en avant la nécessité d’assurer la continuité du travail engagé au sein de la fédération. Pour lui, son départ ne doit en aucun cas remettre en cause la feuille de route mise en place, d’autant que plusieurs rendez-vous importants attendent les différentes sélections nationales, notamment les Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar, prévus en novembre prochain : « Pour des raisons personnelles, j’ai pris la décision de donner ma démission et de laisser cette mission à une autre personne qui pourra la continuer et apporter un plus. La Fédération algérienne des sports aquatiques est une institution officielle qui dispose de structures légales. Elle n’appartient à aucun moment à des personnes spécifiques », a expliqué Zahafi.
Le président démissionnaire estime ainsi que le programme tracé doit se poursuivre indépendamment du changement à la tête de l’instance. « Malgré ma démission, la feuille de route que nous avons tracée peut continuer et le programme sera suivi dans le but d’atteindre les objectifs visés. L’essentiel est que le prochain président et son bureau fassent en sorte de continuer la mission que nous avons entamée et qu’ils apportent un plus dans l’intérêt de la natation nationale », a-t-il ajouté. Zahafi insiste surtout sur la nécessité de placer l’intérêt des athlètes et de la discipline au-dessus des personnes. « C’est ça le point le plus important : l’intérêt de notre discipline et de nos athlètes. Peu importe celui qui dirige, l’essentiel est de continuer le chemin vers le progrès », a-t-il souligné.
Une nouvelle page à écrire pour la natation
Cette démission intervient alors que la natation algérienne semble retrouver une dynamique intéressante, portée notamment par l’émergence de jeunes talents capables de se distinguer sur la scène internationale. La récente performance de Mehdi Charef-Eddine Benfekih à la Coupe du monde de natation de Bakou en constitue une illustration. Le jeune nageur algérien a signé un chrono de 21’’44 sur 50 m nage libre, réalisant ainsi le deuxième meilleur temps de l’histoire de la natation algérienne dans cette spécialité. Une performance qui conforte les espoirs placés en lui pour les prochaines années : « Mehdi possède beaucoup de talent et un bel avenir devant lui. Il a réalisé le deuxième meilleur temps de l’histoire de la natation algérienne sur 50 m nage libre, en signant un chrono de 21’’44. C’est un athlète qui doit être suivi et encadré pour le préparer aux prochains JO de 2028 et 2032 », a déclaré Zahafi.
Le désormais ex-président voit même chez Benfekih un héritier potentiel des spécialistes algériens de la vitesse, à l’image d’Oussama Sahnoun. « Il marche sur les traces de l’ancien international algérien Oussama Sahnoun dans les épreuves de vitesse, confirmant une nouvelle fois que la détermination et le travail acharné finissent toujours par porter leurs fruits et permettre au drapeau national de briller sur les plus grandes scènes internationales », a-t-il ajouté.
Les JM, une étape dans la progression
Revenant sur la participation algérienne aux derniers Jeux méditerranéens, Zahafi estime que cette expérience doit être appréciée au-delà des résultats obtenus. La confrontation avec des nageurs de haut niveau représente, selon lui, une étape importante dans la progression des athlètes algériens : « Concernant notre participation aux derniers Jeux méditerranéens, nous pouvons dire que, malgré les résultats enregistrés, nos nageurs ont vécu une expérience remarquable et enrichissante. Cette compétition a réuni certains des meilleurs nageurs des pays méditerranéens, ce qui leur a permis de se mesurer à un niveau de performance élevé », a-t-il expliqué. « Cette expérience sera, sans aucun doute, utile et positive pour leurs prochaines échéances continentales et internationales. C’était notre objectif de départ : exposer nos athlètes à la concurrence de haut niveau afin qu’ils puissent acquérir de l’expérience et progresser au contact de nageurs plus aguerris », a-t-il poursuivi.
Nadia Ben Abdoun pour assurer l’intérim
Désormais, la Fédération algérienne des sports aquatiques devra ouvrir une nouvelle étape avec une direction intérimaire. Selon les informations recueillies, les membres du bureau fédéral ont approuvé à l’unanimité la désignation de Nadia Ben Abdoun, présidente de la Ligue de Constantine, pour assurer provisoirement la présidence de l’instance. Cette désignation intervient après le refus des vice-présidents d’assumer cette fonction, comme le prévoient les règlements. Une période transitoire s’ouvre donc pour la fédération, qui devra veiller à préserver la dynamique engagée et à assurer la préparation des prochaines échéances internationales, tout en préparant la succession de Zahafi à la tête de l’instance.



