Football Algérien

Départ de Khacef vers la Libye — La direction n’est pas exempte de tout reproche

L’affaire Naoufel Khacef continue de faire parler au sein du CR Belouizdad. Le départ du latéral gauche vers Al Ahly Benghazi a constitué une véritable surprise, y compris pour le directeur sportif Djaber Naâmoune. Ce dernier aurait été profondément choqué par la tournure prise par les événements, lui qui ne s’attendait certainement pas à voir le joueur quitter le club de cette manière. Alors que Khacef était considéré comme un élément important de l’effectif, la formation libyenne a finalement décidé d’activer sa clause libératoire et de mettre ainsi le CRB devant le fait accompli. Pour autant, si Naâmoune a été surpris par cette issue, sa responsabilité ne peut pas totalement être écartée. En effet, c’est bien lui qui avait négocié récemment avec le joueur concernant sa situation salariale. Les discussions avaient abouti à une augmentation du salaire de Khacef, une décision qui semblait logique compte tenu de l’importance du joueur dans l’effectif. Mais au moment de revoir les conditions financières de son contrat, un élément essentiel n’aurait pas été pris en considération : celui de la clause libératoire.

La clause du joueur n’a pas été revue à la hausse

En conservant le même montant de départ malgré la revalorisation salariale accordée au joueur, la direction s’est retrouvée dans une situation particulièrement délicate. Al Ahly Benghazi, qui suivait déjà Khacef, connaissait visiblement les conditions de son contrat. La formation libyenne n’avait donc qu’à s’acquitter du montant prévu pour pouvoir récupérer le joueur, sans avoir besoin de négocier directement avec le CRB.

C’est justement cet aspect qui rend cette affaire particulièrement difficile à accepter pour les dirigeants et les supporters. Le Chabab avait pourtant la possibilité de mieux sécuriser la situation de son joueur lors des dernières discussions. Une révision de la clause aurait pu compliquer, voire empêcher, une telle opération.

Naâmoune a réagi fermement

Face à cette situation, Djaber Naâmoune n’a pas caché son mécontentement. Lors de la séance d’entraînement à Tchaker, le directeur sportif a décidé de renvoyer Khacef et lui a clairement expliqué qu’il n’était désormais plus considéré comme un joueur du CRB. Une réaction qui traduit la colère du responsable belouizdadi, qui aurait très mal vécu la manière dont le dossier a été géré. Au final, cette affaire apparaît comme une responsabilité partagée entre les principaux acteurs. Khacef avait le droit de faire jouer sa clause, tandis que Benghazi a simplement profité d’une opportunité contractuelle. Mais la direction du CRB, et notamment Naâmoune, aurait également dû anticiper cette éventualité en revoyant les conditions de départ du joueur lors de la récente négociation salariale. Une erreur de gestion qui coûte aujourd’hui au Chabab le départ d’un élément important de son effectif.

Akram B.

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