
Après la Classique Djamaa El Djazair, qui a ouvert samedi la 19e édition du Grand Prix international de la ville d’Alger, le peloton reprend la compétition ce lundi avec la première étape en ligne. Départ à 11h pour un parcours de 110 kilomètres reliant Rouiba, Zemmouri et retour à Rouiba.
Contrairement à la course d’ouverture disputée sur circuit fermé dans la capitale, cette étape propose un profil nettement plus exigeant : 1 142 mètres de dénivelé positif, susceptibles de favoriser les coureurs endurants, capables de bien gérer leurs efforts sur la distance. Après le succès du Belge Thimothé Dupont (Tarteletto Isorex) lors de la Classique, la bataille pour les premières places s’annonce ouverte.
Un tracé sélectif
Long de 110,12 km, le parcours présente un profil accidenté. Après le départ de Rouiba en direction de Zemmouri, les coureurs devront affronter plusieurs ascensions avant le retour vers la ligne d’arrivée.
Le dénivelé cumulé de 1 142 m constitue l’indicateur principal de la difficulté. La course risque de se jouer sur le placement et la gestion de l’effort, notamment pour les équipes visant le classement général.
Trois difficultés répertoriées
Le tracé comporte trois côtes, dont deux classées en première catégorie. La première, en troisième catégorie, intervient après 21 km. Mais la véritable sélection aura lieu vers le 27e kilomètre, avec une ascension de première catégorie qui devrait provoquer les premiers écarts.
Une deuxième montée de première catégorie attend le peloton autour du 56e kilomètre, pratiquement à mi-parcours. Cette difficulté pourrait s’avérer déterminante, offrant aux grimpeurs et aux coureurs les plus résistants l’opportunité d’accélérer le rythme.
À ce stade, les premières offensives auront déjà permis d’identifier les forces en présence. Une échappée pourrait tenter de profiter de cette ascension pour creuser l’écart, tandis que les formations souhaitant contrôler la course pourraient durcir l’allure.
Deux sprints intermédiaires
Les sprinteurs ne sont pas oubliés : deux sprints intermédiaires sont prévus, respectivement aux 35,9 km et 83,3 km. Ces passages offriront aux coureurs concernés l’occasion de glaner des points pour les différents classements.
Le deuxième sprint, situé à moins de 30 km de l’arrivée, pourrait revêtir une importance stratégique particulière, alors que les organismes auront déjà payé le prix des ascensions.
Cette étape intervient dans un contexte intéressant après la première journée. Lors de la Classique Djamaa El Djazair, la formation Madar Pro-Cycling Team s’était illustrée avec Nadjib Assel et Hamza Amari, présents dans l’échappée avant d’être pénalisés par une crevaison à six tours de l’arrivée. Le meilleur Algérien avait été Yacine Hamza, neuvième.
La configuration de cette étape en ligne pourrait permettre aux coureurs locaux de repasser à l’offensive. Madar dispose d’une équipe capable d’animer la course et aura à cœur de peser sur le déroulement de l’étape.
Du côté des formations étrangères, Tarteletto Isorex arrive avec confiance après le succès de Dupont. La formation belge a montré dès la première journée qu’elle entendait jouer les premiers rôles. Toutefois, le profil de Rouiba–Zemmouri–Rouiba devrait davantage convenir aux coureurs résistants qu’aux purs sprinteurs.
Les formations espagnoles, notamment Euskaltel-Euskadi (Lastra Martinez et Danny Van der Tuk, 2e et 3e de la Classique), seront également à surveiller. Les sélections nationales du Cameroun, du Mali, de l’Éthiopie, du Bénin, de la Tunisie, d’Oman et de l’Arabie Saoudite complètent un plateau international relevé.
Un final piégeux
Après les principales difficultés, les coureurs entameront le retour vers Rouiba. Les trois derniers kilomètres présentent un final technique, avec plusieurs changements de direction et giratoires.
Le dernier kilomètre s’annonce particulièrement tactique. Ceux qui auront conservé suffisamment de fraîcheur devront bien négocier cette partie finale pour aborder l’arrivée dans de bonnes conditions. Un sprint n’est pas à exclure, mais il pourrait concerner un groupe réduit plutôt que le peloton au complet.
110 km pour une première explication
Avec ses 110 kilomètres, ses 1 142 mètres de dénivelé, ses trois difficultés (dont deux de première catégorie) et ses deux sprints intermédiaires, Rouiba–Zemmouri–Rouiba constitue une première véritable explication sur la route du classement général.
Après la victoire de Thimothé Dupont samedi, les cartes pourraient être redistribuées sur ce parcours plus sélectif. Une chose est certaine : après une première journée placée sous le signe de la vitesse, le Grand Prix entre désormais dans une autre dimension, où grimpeurs, puncheurs et coureurs les plus résistants auront l’occasion de se mettre en évidence.
Walim Mansouri.



