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Hemdani ne cache pas sa déception, mais doit aussi assumer ses choix

Brahim Hemdani n’a pas caché sa déception après le nul concédé au Burundi. Le sélectionneur algérien espérait six points au terme des deux premières journées. Les Verts n’en ont finalement pris que quatre, après avoir été menés 2-0 avant de revenir au score.

Mais si Hemdani est parfaitement en droit d’attendre davantage de ses joueurs, il lui appartient aussi d’assumer sa part de responsabilité dans cette contre-performance. Car le sélectionneur n’est pas un simple spectateur des prestations de son équipe, c’est lui qui compose le onze de départ, définit les rôles et choisit la manière d’utiliser les joueurs dont il dispose.

Et l’Algérie ne manque certainement pas de qualité. Le groupe regorge d’éléments capables d’évoluer au plus haut niveau, mais encore faut-il savoir les mettre dans les meilleures conditions et exploiter leurs qualités. À Bujumbura, certaines séquences ont donné le sentiment que les Verts possédaient les joueurs pour faire beaucoup mieux, sans toujours parvenir à en tirer le meilleur.

Il est évidemment facile de pointer du doigt les erreurs individuelles ou de reprocher aux joueurs leur manque d’efficacité. Mais lorsque plusieurs éléments passent à côté de leur match, la réflexion doit aussi porter sur les choix du banc. Une équipe ne fonctionne pas seulement avec des individualités, elle a besoin d’un cadre clair, de complémentarités et d’une animation capable de mettre les meilleurs joueurs dans leurs zones de prédilection.

Hemdani a lui-même reconnu que son équipe n’avait pas suffisamment exploité les couloirs et qu’elle aurait pu mieux jouer face au bloc défensif burundais. Ces constats concernent directement le fonctionnement collectif, donc aussi le travail du sélectionneur.

La réaction après le 2-0 mérite d’être retenue. Revenir dans une rencontre mal engagée sur le plan mental n’est pas anodin. Mais elle ne doit pas masquer les insuffisances montrées avant et après cette remontée.

Hemdani voulait six points. Il devra désormais tirer les enseignements de ces quatre points, mais aussi regarder ses propres choix avec la même exigence que celle qu’il demande à ses joueurs. Avec un groupe aussi riche, la question n’est pas seulement de savoir si les joueurs ont répondu présents. Il faut également se demander si le sélectionneur a su leur permettre de le faire.

Djamel ABED

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