
Le cyclisme algérien s’apprête à vivre un rendez-vous d’une importance particulière avec la 19e édition du Grand Prix international de la ville d’Alger.
Présentée lors d’une conférence de presse tenue hier, cette nouvelle édition marque un véritable tournant pour l’épreuve algéroise, qui franchit un nouveau cap avec un programme élargi, un plateau international et, surtout, une nouvelle classification au calendrier de l’Union cycliste internationale (UCI).
Après plusieurs éditions disputées sous un format plus réduit, le Grand Prix passe cette année de trois à cinq étapes, pour un total de 605 kilomètres de course. Une évolution qui traduit la volonté des organisateurs de donner davantage d’envergure à l’épreuve et de l’installer durablement parmi les rendez-vous importants du calendrier cycliste international.
Mais la grande nouveauté reste incontestablement son intégration au calendrier UCI dans la catégorie 2.2. Un changement de statut qui donne une importance sportive supplémentaire à chaque coup de pédale, particulièrement pour les formations algériennes.
Le plateau de cette 19e édition sera composé de 20 équipes, avec une représentation algérienne importante et une forte présence internationale.
Six formations nationales seront engagées. L’équipe nationale algérienne sera notamment de la partie, aux côtés de la formation continentale Madar Pro-Cycling Team, triple championne d’Afrique au classement Africa Tour.
Le Mouloudia d’Alger, également engagé sur la scène continentale, sera présent, tout comme les formations de Khemis Miliana, Majd Guerrara et de la Ligue algéroise de cyclisme.
Une participation nationale qui permettra aux coureurs algériens de se mesurer à une opposition internationale relevée, mais surtout de chercher de précieux points dans la nouvelle configuration UCI de l’épreuve.
Une forte présence étrangère
La concurrence sera particulièrement importante, avec 14 équipes étrangères annoncées au départ. Parmi elles, sept sélections nationales feront le déplacement en Algérie : Cameroun, Mali, Éthiopie, Bénin, Tunisie, Oman et Arabie saoudite.
Un plateau qui donnera aux coureurs algériens l’occasion de se mesurer à des sélections issues de différentes écoles cyclistes africaines, arabes et internationales. À ces sélections s’ajouteront sept formations continentales étrangères, dont plusieurs habituées des routes algériennes.
Les Belges de Tarteletto–Isorex, qui ont particulièrement marqué la dernière édition du Tour d’Algérie, seront ainsi de nouveau au rendez-vous. Les Allemands d’Embrace The World Cycling, les Néerlandais de Universe Cycling et Global 65, les Sud-Africains de Tshenolo, les Britanniques de Schils–Doltcini et les Slovaques de Dukla Banská Bystrica complèteront cette importante délégation étrangère. Autant dire que le niveau de la compétition sera au rendez-vous.
Walim Mansouri.



