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La Supercoupe, premier signal d’alerte

À cette incertitude autour du championnat est venu s’ajouter le report de la Supercoupe d’Algérie, initialement programmée pour le 25 septembre. Les deux affiches, chez les messieurs entre l’Olympique El-Oued et le HBC El-Biar, et chez les dames entre le HBC El-Biar et le Mouloudia d’Alger, ont ainsi été décalées, alors qu’elles devaient constituer l’un des premiers rendez-vous officiels de la saison. Le report a accentué les interrogations des clubs. Cette compétition devait servir de repère avant le lancement du championnat et permettre aux équipes concernées de tester leur niveau de préparation dans un contexte officiel. Son décalage a donc privé les formations d’une première échéance importante, tout en renforçant les doutes sur la capacité de la Fédération à maintenir les prochaines dates annoncées. D’autant que, publiquement, aucune explication détaillée de la FAHB n’est venue apporter suffisamment de visibilité sur les raisons de cette nouvelle programmation. Des difficultés liées notamment à la domiciliation et à la préparation des équipes avaient été évoquées dans la presse spécialisée, mais l’attente d’une communication fédérale claire demeure.

Pour les clubs, le manque d’informations officielles complique également la communication avec les joueurs, les entraîneurs et les partenaires. Les responsables doivent répondre aux interrogations de leurs effectifs sans disposer eux-mêmes de données définitives. Cette situation peut affecter la motivation des joueurs et perturber la préparation psychologique des équipes, surtout lorsque les reports se succèdent sans échéance précise. Cette succession d’incertitudes donne aujourd’hui l’impression d’une reprise qui se construit au jour le jour, alors que les clubs ont besoin, au contraire, d’un calendrier stable leur permettant de travailler dans la durée. La Supercoupe aurait pu constituer un premier point de départ pour la nouvelle saison. Son report a finalement été perçu comme un signal d’alerte supplémentaire par les responsables des clubs.

La JSE Skikda contrainte de revoir ses plans

Le communiqué publié par la JSE Skikda constitue, à ce titre, un nouvel indicateur des conséquences concrètes de cette situation. Le club skikdi a annoncé le report à la période hivernale de la deuxième édition de son tournoi commémoratif consacré à la mémoire de son président fondateur, Yassine Aliout, décédé il y a deux ans. La JSE Skikda explique avoir attendu la fixation définitive des dates des compétitions officielles afin de pouvoir organiser cette manifestation autour de la date anniversaire du décès de son ancien président. Face à l’absence de visibilité suffisante, le club a finalement décidé de déplacer le tournoi à la période hivernale, durant une trêve du championnat. Ce tournoi devait représenter un moment important pour la famille du handball skikdi. Au-delà de son aspect sportif, il devait permettre de rendre hommage à une personnalité ayant marqué l’histoire du club et de réunir d’anciens joueurs, des dirigeants, des techniciens ainsi que les supporters de la JSE Skikda.

La décision de reporter cette manifestation montre que les incertitudes liées au calendrier officiel dépassent largement le cadre des seules rencontres de championnat. Les clubs sont également contraints de modifier leurs propres programmes, qu’il s’agisse de tournois, de stages, de rencontres amicales ou d’actions commémoratives. Chaque initiative doit être articulée avec les dates fédérales, lesquelles ne sont toujours pas définitivement arrêtées.

Au-delà de l’hommage à Yassine Aliout, cette décision illustre surtout les difficultés auxquelles sont confrontés les clubs lorsqu’ils ne disposent pas d’un calendrier suffisamment stabilisé. Organiser un tournoi nécessite de prévoir les installations, les équipes invitées, l’hébergement, le transport et la couverture médiatique. Sans visibilité sur les dates du championnat, toutes ces démarches deviennent plus complexes et plus coûteuses.

Les clubs attendent désormais des réponses

La principale revendication des clubs est de disposer d’une visibilité. Le calendrier initial existe, mais les reports et les discussions intervenues depuis ont rendu nécessaire une clarification permettant à chacun de savoir précisément quand et dans quelles conditions la compétition reprendra. Pour les entraîneurs, il s’agit de savoir comment organiser les dernières semaines de préparation. Pour les dirigeants, il faut pouvoir programmer les dépenses, les déplacements et les différentes opérations logistiques liées au championnat. Les joueurs, de leur côté, ont besoin d’un objectif concret afin de maintenir leur concentration et leur engagement dans le travail quotidien.

La question dépasse donc désormais la seule date du coup d’envoi. Elle concerne la capacité des différents acteurs à construire une saison cohérente. Un championnat ne peut pas être organisé uniquement autour de dates annoncées puis modifiées au fil des semaines. Il doit reposer sur une programmation suffisamment claire, prenant en compte les contraintes des clubs, la disponibilité des salles et les exigences de la compétition. Après une dernière réunion FAHB-présidents qui n’a pas permis de dégager un accord sur les principaux points de désaccord, les clubs restent dans l’attente d’un nouveau signal de l’instance fédérale. Ils espèrent notamment une communication qui permette de mettre fin aux spéculations et de préciser la formule retenue, les dates des premières journées ainsi que les conditions pratiques de la reprise.

Chaque jour qui passe sans clarification augmente la frustration de ceux qui ont déjà commencé à travailler depuis longtemps. Les clubs ont besoin de dates, d’une formule clairement définie et d’un calendrier suffisamment stable. À défaut, l’incertitude risque de continuer à peser sur la préparation des équipes et de fragiliser davantage le début de la nouvelle saison.

A.A

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