Dans le cadre de son développement et afin d’assurer une continuité à ses actions — La Fédération engage une restructuration de ses commissions

La Fédération algérienne d’athlétisme (FAA) a franchi une nouvelle étape dans la réorganisation de ses structures, à la faveur de la réunion de son bureau fédéral dans la salle de réunions de l’Hôtel du 5-Juillet, au sein du complexe olympique Mohamed-Boudiaf.
Cette rencontre intervient dans un contexte particulièrement favorable, marqué par les performances remarquables réalisées par les athlètes algériens lors des Jeux méditerranéens de Tarente. À l’issue de cette réunion, plusieurs décisions importantes ont été prises, notamment la nomination de Mohamed Amine Djouhri au poste de directeur des équipes nationales, de Haroune Maouchi en qualité de directeur de l’organisation sportive et des compétitions, de Tahar Bekhouche à la présidence de la commission d’arbitrage, ainsi que d’Abdelhamid Ouardene à la tête de la commission des courses sur route et du trail. Le bureau fédéral a également procédé à une modification de l’article 27 des règlements généraux, relatif à la rubrique « Mutation ». Loin de constituer un simple remaniement administratif, cette restructuration traduit la volonté de la FAA de renforcer son fonctionnement interne, de clarifier les responsabilités et d’améliorer la coordination entre les différentes structures chargées de la préparation, de l’encadrement et du suivi des athlètes.
Une réorganisation dans un contexte favorable
La décision de revoir l’organisation de la Fédération intervient après une campagne méditerranéenne particulièrement réussie. Lors des Jeux de Tarente, disputés du 21 août au 3 septembre 2026, l’Algérie a terminé à la neuvième place du classement général avec un total de 40 médailles, dont 13 en or, 8 en argent et 19 en bronze. L’athlétisme a largement contribué à cette performance collective en remportant huit médailles : trois en or, deux en argent et trois en bronze. Sur la piste et dans les concours, les représentants algériens ont démontré qu’ils étaient capables de rivaliser avec des adversaires issus de nations disposant de moyens considérables et d’une longue tradition dans la discipline. Djamel Sedjati s’est imposé sur le 800 mètres, Saïd Ameri a remporté le 10 000 mètres et Mohamed Yasser Triki a décroché l’or au triple saut. Les médailles d’argent ont été obtenues par Anis Chott au 1 500 mètres et par Mohamed Seifeddine Boukertaba dans l’épreuve du semi-marathon. Tarek Hocine au saut en longueur, Omar Seraïche sur le 3 000 mètres steeple et Zahra Tatar au lancer du marteau ont, pour leur part, complété la moisson avec trois médailles de bronze. Ces résultats constituent une source de satisfaction légitime pour le mouvement sportif national. Ils confirment également le potentiel de l’athlétisme algérien, tant dans les épreuves de demi-fond et de fond que dans les concours. Toutefois, ils imposent désormais une responsabilité supplémentaire : celle de transformer cette réussite ponctuelle en dynamique durable.
Clarifier les missions et renforcer le suivi
La nomination de Mohamed Amine Djouhri à la direction des équipes nationales devrait permettre de renforcer le suivi des sélections et d’assurer une meilleure continuité dans le travail accompli avec les athlètes. La préparation des équipes nationales ne se limite pas aux stages et aux compétitions. Elle exige une planification à long terme, une coordination permanente avec les entraîneurs, un suivi médical et scientifique régulier, ainsi qu’une évaluation précise de la progression de chaque athlète. Dans ce cadre, la direction des équipes nationales aura un rôle central à jouer. Elle devra notamment contribuer à l’élaboration des programmes de préparation, à la définition des objectifs par spécialité et à la sélection des athlètes appelés à représenter l’Algérie dans les prochaines échéances internationales. La gestion des carrières sportives, la détection des jeunes talents et l’accompagnement des athlètes confirmés devront également figurer parmi les priorités. La désignation de Haroune Maouchi à la direction de l’organisation sportive et des compétitions répond, de son côté, à la nécessité d’améliorer la programmation et la gestion des rendez-vous nationaux.
L’arbitrage et les courses hors stade
La nomination de Tahar Bekhouche à la présidence de la commission d’arbitrage constitue également une décision importante. La qualité de l’arbitrage joue un rôle essentiel dans la crédibilité des compétitions et dans le respect des règlements. Elle suppose une formation continue des officiels, une harmonisation des pratiques et une mise à niveau régulière au regard des évolutions des règles internationales. La commission d’arbitrage devra ainsi veiller à la formation des jeunes juges, au perfectionnement des cadres expérimentés et à l’amélioration des conditions techniques lors des compétitions. Un arbitrage compétent et impartial contribue non seulement à la régularité des résultats, mais aussi à la confiance des athlètes, des entraîneurs et des clubs. La désignation d’Abdelhamid Ouardene à la présidence de la commission des courses sur route et du trail intervient dans un secteur en pleine expansion. Les courses sur route attirent un nombre croissant de pratiquants, tandis que le trail connaît un développement important auprès des jeunes et des amateurs de sport de nature.
L’article 27 et la question des mutations
La modification de l’article 27 des règlements généraux, consacré à la rubrique « Mutation », mérite une attention particulière. La mobilité des athlètes entre les clubs est une question sensible, car elle touche à la fois aux intérêts des sportifs, aux droits des clubs formateurs et à la stabilité des équipes. La révision de cet article devrait permettre de clarifier les procédures, de réduire les zones d’interprétation et de garantir un traitement plus équitable des dossiers. Un cadre réglementaire précis est indispensable pour prévenir les conflits et assurer une meilleure protection des athlètes comme des clubs. La réforme devra néanmoins être accompagnée d’une communication claire auprès de l’ensemble des acteurs. Les clubs, les ligues, les athlètes et les entraîneurs doivent être informés des nouvelles dispositions, des délais à respecter et des documents nécessaires. La transparence dans la gestion des mutations contribuera à instaurer un climat plus serein au sein de la famille de l’athlétisme.
Walim Mansouri



