EN : Après Sanchez, Bento et Pioli, Saintfiet s’invite dans la course

Le dossier du futur sélectionneur de l’Algérie reste toujours en suspens après l’échec des discussions avec Félix Sánchez. Face à cette situation, la Fédération algérienne de football a élargi ses recherches et explore désormais plusieurs pistes issues notamment des écoles portugaise et italienne.
Paulo Bento et Stefano Pioli figureraient ainsi parmi les techniciens contactés par la FAF, qui cherche toujours le profil capable de succéder à Vladimir Petković et de porter le nouveau projet des Verts.
Saintfiet, le profil qui divise
Dans cette quête, le Belge Tom Saintfiet occupe également une place particulière. Son nom figurait déjà dans la liste des entraîneurs recommandés par la commission technique nationale, mais son dossier ne ferait pas l’unanimité au sein de la fédération.
Le technicien belge aurait pourtant accepté plusieurs conditions qui ont constitué des obstacles pour d’autres candidats. Il serait notamment disposé à travailler avec un staff qui ne serait pas entièrement choisi par ses soins, contrairement aux exigences formulées par Rafael Benitez ou Félix Sánchez.
Saintfiet serait également prêt à revoir considérablement ses prétentions salariales, avec une rémunération qui ne dépasserait pas les 50 000 euros mensuels. Un montant largement inférieur aux quelque 160 000 euros perçus chaque mois par Petković.
Un profil qui ne convainc pas totalement
Malgré cette souplesse sur les conditions contractuelles, la candidature de Saintfiet suscite des réserves. La FAF s’interrogerait notamment sur son palmarès et sa capacité à diriger une sélection de premier plan comme l’Algérie.
Le Belge possède une longue expérience du football africain, ayant notamment dirigé plusieurs sélections du continent. Ses passages à la tête du Mali, du Togo ou encore du Malawi n’ont toutefois pas débouché sur des résultats suffisamment marquants pour faire de lui un candidat incontournable.
Cette situation explique les hésitations autour de son profil, alors même qu’il présente l’avantage d’être disponible, flexible sur la composition de son staff et beaucoup moins exigeant sur le plan financier.
La FAF élargit ses recherches
Après avoir privilégié pendant plusieurs semaines la piste espagnole, l’instance fédérale semble désormais vouloir explorer davantage le marché européen. L’échec des négociations avec Sánchez aurait démontré les limites d’une stratégie reposant sur une seule école.
Avec Bento, Pioli et Saintfiet, auxquels pourraient s’ajouter d’autres profils dans les prochains jours, la FAF cherche désormais à trouver le meilleur compromis entre expérience, exigences financières, projet sportif et marge de manœuvre accordée au futur sélectionneur.
Le choix du successeur de Petković reste donc ouvert, et la fédération devra désormais éviter de privilégier uniquement le critère financier au détriment de l’expérience et du niveau sportif du candidat.
Djamel ABED


