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La formation, un chantier prioritaire

Au-delà des résultats enregistrés durant ce regroupement, le sélectionneur national a une nouvelle fois mis l’accent sur les lacunes liées à la formation. Pour lui, les difficultés de l’équipe nationale ne peuvent pas être analysées uniquement à travers les performances des joueuses ou les choix tactiques du staff technique. Elles sont également la conséquence d’un travail insuffisant dans les catégories jeunes. Hadj Hamedri estime ainsi qu’une réflexion globale doit être engagée afin de redonner une nouvelle impulsion à la formation de la jeune handballeuse algérienne. Il appelle à revoir le processus de formation depuis les premières catégories et à mettre en place un véritable suivi des joueuses susceptibles d’intégrer, à moyen et long termes, la sélection nationale.

« Il est important de s’intéresser à la formation, de créer de la valeur et de former la jeune handballeuse. Il faut refaire la formation depuis le plus bas niveau. Nous devons prendre exemple sur l’Égypte, notamment avec tout ce que l’équipe des moins de 18 ans égyptienne a montré au Championnat du monde en atteignant les demi-finales », a-t-il déclaré. Pour le sélectionneur, l’exemple égyptien démontre qu’un travail régulier et structuré dans les catégories jeunes peut rapidement produire des résultats. La progression d’une sélection nationale passe nécessairement par l’émergence d’un plus grand nombre de joueuses bien formées, capables d’évoluer dans un cadre tactique exigeant et de répondre aux contraintes du haut niveau. Le technicien algérien regrette également le manque de préparation dont la sélection a souffert avant certaines compétitions. Selon lui, l’équipe nationale a souvent été appelée à participer à des rendez-vous importants sans avoir bénéficié du temps nécessaire pour travailler les aspects physiques, techniques et tactiques. Cette situation a naturellement eu des répercussions sur les résultats et sur la capacité de l’équipe à rivaliser avec des sélections mieux préparées. Le manque de matchs amicaux, de regroupements réguliers et de travail collectif ne permet pas aux joueuses de développer les automatismes indispensables au niveau international. « Je pense qu’on a perdu beaucoup de temps à devoir participer à des compétitions en étant très mal préparés. C’est une situation qui nous a pénalisés et de laquelle nous devons tirer les enseignements nécessaires pour la suite », a regretté Hadj Hamedri. Le sélectionneur estime que les erreurs du passé doivent désormais servir de leçon afin d’améliorer la préparation de la sélection. Une meilleure planification des regroupements et une coordination plus efficace entre les différents intervenants apparaissent comme des conditions indispensables pour permettre à l’équipe nationale de progresser.

A.A.

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