Jeux africains universitaires — Oran, base de départ pour les Jeux africains universitaires

Alors que la communauté du sport universitaire algérien se prépare à retrouver le Caire, la Fédération algérienne du sport universitaire (FASU) a enclenché une phase charnière de sa préparation: la détection des athlètes qui représenteront l’Algérie lors de la douzième édition des Jeux africains universitaires.
Du 8 au 16 septembre prochain, l’Égypte accueillera cet événement continental, et les premiers jalons de la future délégation ont été fixés ce week‑end au complexe olympique Miloud‑Hadefi d’Oran.
Un premier regroupement national sous haute surveillance
C’est dans les installations de haut niveau de la capitale de l’Ouest algérien que le coup d’envoi de ce premier stage national de sélection a été donné. Présents sur les lieux, les superviseurs techniques de la FASU ont immédiatement intégré les équipes dans un programme d’évaluation rigoureux, conçu pour tester simultanément les qualifications sportives, la préparation physique et la capacité d’adaptation des candidats face à un environnement compétitif inédit.
Trois jours d’évaluation pour onze disciplines
Durant trois jours, l’élite du sport universitaire national est soumise à un protocole d’observation précis. Ce premier rassemblement se concentre sur onze disciplines sportives différentes, afin de couvrir le plus large spectre des enjeux liés aux Jeux africains universitaires. Les superviseurs ont d’ores et déjà entamé leurs visites techniques, notamment lors des premières sessions d’entraînement consacrées à l’athlétisme et au basket‑ball, afin de juger du niveau de préparation physique et technique des candidats.
L’objectif est double: identifier et retenir les meilleurs étudiants‑athlètes capables de rivaliser au plus haut niveau continental, et composer une délégation algérienne compétitive, capable de marquer les esprits lors de cette confrontation avec les meilleures universités d’Afrique.
Exigences techniques et critères extra‑sportifs
La FASU aborde cette phase de sélection avec une exigence particulière. Les athlètes sont évalués selon des critères techniques précis: maîtrise des gestes, cohérence dans l’effort, capacité à gérer la pression et réactivité face aux situations de jeu. Mais l’accent est également mis sur des aspects extra‑sportifs indispensables pour représenter dignement le pays à l’échelle internationale.
L’instance fédérale a ainsi profité du lancement des activités pour rappeler aux participants l’importance de la discipline collective, du fair‑play et de l’engagement personnel. Pour l’Algérie, l’enjeu ne se limite pas à la performance sur le terrain, mais englobe également l’image de marque et les valeurs de l’université algérienne à l’étranger. Le comportement des athlètes, leur respect des règles et leur disponibilité face aux médias et aux partenaires institutionnels seront autant d’éléments pris en compte dans le choix final de la délégation.
Preuve de l’importance accordée au développement du sport universitaire par les pouvoirs publics, le lancement de ce stage s’est effectué sous la supervision d’une importante délégation officielle. Étaient notamment présents le Dr Adel Mezough, représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr Mohamed Chaâlal, président de la Conférence régionale des universités de l’Ouest, ainsi que le Pr Mohamed Hadj Ahmed, président de la FASU.
Des cadres locaux des secteurs de la jeunesse et des sports et de l’administration du Complexe olympique d’Oran ont également pris part à l’événement pour garantir une coordination logistique optimale. Cette présence renforcée des institutions souligne la volonté de croiser les politiques publiques de l’enseignement supérieur et de la jeunesse afin d’inscrire le sport universitaire dans une dynamique plus large de promotion de l’étudiant‑athlète.
Un premier maillon vers le Caire
Ce stage à Oran constitue la première étape d’un plan de préparation global menant vers les Jeux de la FASU en Égypte. Cet événement continental d’envergure réunira au Caire plus de 2 000 athlètes issus de vingt‑cinq nations africaines et représentant plus d’une cinquantaine d’établissements universitaires. La densité de la concurrence, la variété des disciplines et la qualité des infrastructures attendues à Cairo placent cette compétition au rang de véritable banc d’essai pour le sport universitaire algérien.
Déjà, les équipes techniques de la FASU commencent à structurer les prochaines phases de sélection, en anticipant les besoins spécifiques de chaque discipline et en calibrant les programmes d’entraînement en fonction des profils retenus. L’objectif est de ne pas laisser le hasard décider de la composition de la délégation, mais de construire progressivement un groupe cohérent, stable et prêt à affronter les défis physiques et psychologiques d’un rendez‑vous international.
Une occasion de confirmer la dynamique algérienne
Pour le sport universitaire algérien, ce rendez‑vous de septembre sera une occasion privilégiée de mesurer ses progrès face à une concurrence de plus en plus structurée et de confirmer sa dynamique de croissance à l’échelle régionale. Les résultats obtenus au Caire pourront aussi servir de levier pour renforcer les partenariats institutionnels, accéder à de nouveaux financements et améliorer les conditions d’accompagnement des étudiants‑athlètes.
Oran a donc lancé le bal. Les prochains mois seront décisifs pour transformer cette première détection en une délégation organisée, motivation forte et ambitions claires. Si l’ Algérie veut inscrire durablement son sport universitaire dans le paysage africain, la réussite de ces Jeux universitaires sera un test aussi important que les performances sur les terrains de compétition
A. Badis.



