Le boycott se poursuit toujours
La rencontre entre la JSK et le CSC n’a pas drainé la grande foule. Il y avait moins de 10 000 spectateurs dans les gradins, alors que la saison dernière, le stade était archi-comble. Malgré les appels des dirigeants et des joueurs aux supporters pour remplir le stade face aux Sanafir, ces appels n’ont pas eu l’écho escompté. Cela était prévisible, même si mathématiquement, les Canaris gardent toujours l’espoir de finir la saison à la deuxième place qualificative pour la Ligue des champions. Malheureusement, le nul concédé face au MCEB, la lanterne rouge du championnat, a été mal accueilli par les supporters, qui ne cachent pas leur déception face aux résultats enregistrés jusqu’à maintenant. Si les coéquipiers de Gaya Merbah avaient réussi à s’imposer à El-Bayadh, l’affluence aurait sans nul doute été plus nombreuse, car le match face au CSC était déterminant, au moins pour la troisième place. L’ancien président Ould Ali leur avait promis de jouer le titre cette saison, mais l’équipe était en chute libre depuis la défaite concédée lors de la première journée de la phase de poules de la Ligue des champions face à Al Ahly.
Cela avait valu à Ould Ali sa place à la tête du conseil d’administration ; il a été remplacé le 3 février dernier par le président Boudedja, mais les résultats ne suivent toujours pas. Lui aussi s’est engagé pour que l’équipe se classe parmi le trio de tête, mais le nul face au MCEB n’a fait que dissuader les supporters de revenir. Même face à l’ESBA, il y avait moins de 8 000 spectateurs dans les gradins, alors que lors des premières journées du championnat, le stade Hocine-Aït Ahmed affichait complet à chacune des sorties de l’équipe à domicile. Cette situation va sûrement donner à réfléchir aux dirigeants, qui promettent d’ores et déjà de bâtir une grande équipe la saison prochaine. Les supporters réclament la libération de tous les joueurs qui n’ont pas donné satisfaction, mais la direction préfère engager un DTS et un entraîneur avant de décider quoi que ce soit.
M. L.



