Détermination, la force de frappe des Verts
Ils poursuivent l’aventure

Il y a des victoires qui dépassent le simple cadre du score. Celle décrochée par l’équipe nationale face à la RD Congo en huitièmes de finale de la CAN-2025 appartient à cette catégorie rare : une victoire forgée dans la patience, la résilience et une conviction collective inébranlable.
Pendant plus de 120 minutes, les Verts n’ont jamais cédé au doute. Ni face à l’intensité physique congolaise, ni face à la fatigue, ni face à l’absence de plusieurs cadres touchés physiquement. Cette équipe n’a pas cherché à briller à tout prix. Elle a choisi de résister, de rester fidèle à son plan, convaincue que le moment finirait par arriver. Et il est arrivé, à une minute de la fin de la prolongation, lorsque Adil Boulbina a fait exploser une attente longue, tendue, presque suffocante. Un but libérateur, mais surtout révélateur, celui d’un groupe qui refuse de lâcher, qui avance ensemble, et qui croit profondément en sa destinée. Cette qualification est avant tout celle d’un état d’esprit retrouvé.
L’Algérie n’a pas gagné parce qu’elle était plus spectaculaire, mais parce qu’elle était plus solide mentalement. Rigoureuse sans être frileuse, patiente sans être passive, elle a su maîtriser ses émotions et imposer son rythme, même lorsque le match semblait s’enliser. Dans l’ombre, la patte de Vladimir Petkovic se dessine de plus en plus clairement. Le sélectionneur a construit une équipe capable de s’adapter, d’encaisser et de réagir. Les ajustements tactiques opérés en cours de match, la gestion des temps faibles et l’utilisation judicieuse de la profondeur de banc traduisent une sélection désormais mûre, consciente de ses forces et de ses limites. Les pépins physiques – Bennacer, Chergui, Tougaï, Hadjam – auraient pu fragiliser le groupe. Ils l’ont, au contraire, soudé davantage. Chaque absence a été compensée par un supplément d’engagement, comme si cette équipe avait décidé de transformer l’adversité en carburant.
Face à une RD Congo invaincue depuis plusieurs mois et annoncée comme l’un des outsiders sérieux du tournoi, l’Algérie a passé un cap. Non pas seulement sportif, mais psychologique. Ce match était un test, et les Verts l’ont réussi avec caractère. Désormais, le regard est tourné vers le Nigeria. Un adversaire redoutable, flamboyant offensivement, et impressionnant de puissance. Mais à ce stade de la compétition, l’Algérie ne se cache plus. Elle avance avec la certitude tranquille de ceux qui savent pourquoi ils sont là. Six ans après la demi-finale mémorable de 2019, les Verts retrouvent les Super Eagles avec le même feu intérieur. Une équipe qui se construit dans l’effort, qui gagne en confiance match après match, et qui affiche clairement son ambition : aller jusqu’au bout, coûte que coûte.
Omar Adli

