Ramovic devant le conseil de discipline
Pour son accrochage avec les fans en Tanzanie

La tension est montée d’un cran au sein de la maison belouizdadie. La direction du CR Belouizdad a officiellement décidé de convoquer son entraîneur, Sead Ramovic, devant un conseil de discipline, suite aux incidents survenus récemment en Tanzanie. Un épisode de plus dans une relation devenue électrique entre les dirigeants et le technicien, dont l’avenir s’assombrit de jour en jour.
Tout est parti de la rencontre disputée en Tanzanie face à Singida Black Stars, à l’issue de laquelle Ramovic s’est accroché verbalement avec des supporters présents sur place. Des images ont circulé, montrant un échange tendu entre le coach et certains fans visiblement mécontents. Un comportement qui n’a pas été du goût des responsables du Chabab, soucieux de préserver l’image du club, surtout sur la scène continentale.
Pour les dirigeants, on estime que l’entraîneur aurait dû faire preuve de retenue et de sang-froid, quelles que soient les provocations. Le fait que ces incidents aient eu lieu à l’étranger, sous les yeux de nombreux observateurs, aurait particulièrement irrité la direction. D’où la décision de le traduire devant un conseil de discipline, une démarche loin d’être anodine à ce stade de la saison. Mais au-delà de cet accrochage, beaucoup y voient un nouvel épisode dans le bras de fer qui oppose Ramovic à ses dirigeants depuis plusieurs semaines.
Les dirigeants n’ont pas abandonné l’idée de le faire partir
Ce n’est un secret pour personne : les relations entre la direction et le technicien ne sont plus au beau fixe. Certains choix sportifs, une communication jugée parfois provocatrice et une gestion du vestiaire qui divise ont contribué à creuser le fossé. L’incident en Tanzanie apparaît ainsi comme un prétexte idéal pour passer à l’action.
En décidant de convoquer Ramovic devant un conseil de discipline, les dirigeants envoient un message clair. Ils ne comptent plus tolérer le moindre écart et semblent déterminés à provoquer une rupture. Plusieurs sources évoquent même une volonté affichée de pousser l’entraîneur vers la sortie, quitte à utiliser tous les leviers réglementaires à leur disposition. Pourtant, le dossier est loin d’être simple.
Ramovic ne compte pas céder
Sous contrat jusqu’en 2028, Sead Ramovic ne semble nullement disposé à quitter son poste. Bien au contraire. Selon des indiscrétions, il serait déterminé à aller au bout de son engagement avec le Chabab et à terminer la saison sur le banc belouizdadi. Le coach jouerait même avec les nerfs de ses dirigeants, conscient de sa position contractuelle solide. En restant ferme et en refusant toute idée de démission, il oblige la direction à envisager un licenciement, ce qui pourrait coûter cher au club. Dans ce contexte, le conseil de discipline prend une dimension stratégique. S’agira-t-il d’un simple avertissement ou d’un premier pas vers une rupture officielle ? Les prochains jours s’annoncent décisifs. En pleine période cruciale de la saison, cette instabilité n’est certainement pas une bonne nouvelle pour le CRB. Entre tensions internes et enjeux sportifs majeurs, le Chabab avance sur un fil. Et au centre de la tourmente, un entraîneur qui n’a visiblement pas dit son dernier mot.
Akram B.



