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Les Algériens toujours présents dans la bataille

Encore une fois, les coureurs algériens ont brillamment répondu présent sur cette 3e étape du Tour d’Algérie 2026, démontrant une résilience et une combativité exemplaires face à un peloton international de haut niveau. Hamza Amari et Hamza Mansouri, tous deux piliers de l’équipe Madar Pro Team, se sont particulièrement illustrés lors des sprints intermédiaires, notamment au premier d’entre eux à Merbah (52e kilomètre), où ils ont décroché les 2e et 3e places juste derrière le Sud-Africain Émile Van Niekerk. Ces performances ne sont pas le fruit du hasard : elles reflètent une préparation minutieuse et une tactique affûtée, permettant aux Algériens de glaner des points précieux au classement par points tout en maintenant une pression constante sur les favoris. Leur présence dans le top 3 de ce sprint intermédiaire a non seulement boosté le moral des formations locales, mais a aussi envoyé un signal fort à la concurrence, rappelant que les coureurs algériens ne se contentent plus de figurer, mais entendent bien peser dans la bataille pour les maillots distinctifs.
Parallèlement, Chemseddine Sassi (El Kantara) a apporté une dimension offensive majeure à la course en s’échappant au 66e kilomètre aux côtés du Lituanien Arnas Biltras. Ce duo audacieux a tenu tête au peloton pendant de longues minutes, creusant un écart maximal de 1 minute 20 secondes et animant ainsi le spectacle sur les routes sinueuses menant à Sidi Bel-Abbès. Même si cette échappée a été finalement neutralisée dans les derniers kilomètres, l’engagement de Sassi au deuxième sprint intermédiaire de Ben Badis (98e kilomètre), où il termine 2e derrière Biltras, souligne sa polyvalence et son abnégation. Cette action solitaire a forcé les grandes équipes à dépenser de l’énergie pour contrôler la course, offrant un répit stratégique aux leaders du général et contribuant à l’imprévisibilité globale de l’étape. Sassi, connu pour son punch en côte et sa résistance aux efforts prolongés, incarne parfaitement l’esprit combatif des coureurs algériens, qui tirent parti de leur connaissance intime du terrain national pour défier les sprinteurs et grimpeurs étrangers.
Au-delà de ces individualités marquantes, la présence collective des Algériens – avec des coureurs comme Amari, Mansouri et Sassi en tête de peloton lors des moments décisifs – traduit une dynamique d’équipe irréprochable. Les formations locales, soutenues par les staffs techniques des clubs comme Madar Pro Team et El Kantara, ont su orchestrer des relais efficaces et des positionnements intelligents, évitant les gaspillages d’énergie inutiles. Cette stratégie payante renforce la visibilité du cyclisme algérien sur la scène continentale et inspire les jeunes talents du pays, qui suivent ces performances avec passion. Face à une concurrence relevée comptant des nations cyclistes établies comme la Belgique, la Pologne ou l’Afrique du Sud, les Algériens prouvent jour après jour leur progression, nourrie par des entraînements intensifs en altitude et des stages préparatoires adaptés aux profils variés du Tour. Leur constance dans les sprints, échappées et relais confirme une maturité tactique en pleine ascension, essentielle pour viser des podiums d’étapes ou même influencer le classement général dans les journées à venir.
Une étape tactique qui confirme les équilibres
Cette 3e étape, marquée par un profil plus tactique et un final ouvert, confirme l’intensité et l’imprévisibilité de ce Tour d’Algérie 2026. Entre offensives, stratégies d’équipe et gestion du classement général, les équilibres commencent à se dessiner, même si rien n’est encore joué. Le Tour poursuit sa route avec un suspense intact, où chaque étape peut désormais faire basculer la hiérarchie. Le rendez-vous est pris pour la suite… avec encore de belles batailles en perspective sur les routes algériennes.
Walim Mansouri.

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