Le NBS impressionne, le MCA au forceps, le TRAD crée la sensation

Les quarts de finale de la Coupe d’Algérie messieurs ont tenu toutes leurs promesses, vendredi dernier, avec un cocktail de confirmations, de suspense… et une énorme surprise. Si le tenant du titre, le NB Staoueli, a survolé son sujet, et que le Mouloudia d’Alger a assuré l’essentiel dans la douleur, la sensation de la journée est venue de Rouiba, où le TRA Draria a renversé tous les pronostics en éliminant l’USM Alger.
Démonstration de force du NB Staoueli
Champion en titre et toujours en course pour le doublé, le NB Staoueli a frappé un grand coup en dominant largement le CS Tlemcen sur le score sans appel de 72 à 47. Dans ce choc entre deux équipes encore engagées dans la lutte pour le championnat, les Staouéliens n’ont laissé aucune chance à leurs adversaires. Solides en défense, rapides en transition et particulièrement efficaces offensivement, ils ont imposé leur rythme dès les premières minutes. Le NBS a rapidement creusé l’écart, étouffant toute tentative de réaction du CST. Cette victoire nette confirme non seulement leur statut de tenant du trophée, mais aussi celui de grand favori pour une nouvelle consécration. Leur maîtrise collective et leur régularité font d’eux une équipe difficile à arrêter à ce stade de la compétition.
Le MCA au rendez-vous, mais dans la douleur
À l’inverse, le Mouloudia d’Alger a dû batailler jusqu’au bout pour venir à bout du CR Béni Saf (67-64) dans un match extrêmement disputé. Les deux formations, opposées dans un duel entre équipes éliminées de la course au titre en championnat, ont livré une rencontre engagée, tendue et indécise jusqu’aux dernières secondes. Le MCA, poussé dans ses retranchements, a dû faire preuve de sang-froid pour arracher la qualification. Le CRBS, combatif et accrocheur, a longtemps cru à l’exploit, mais a fini par céder dans les ultimes instants. Cette rencontre avait une dimension particulière puisqu’elle marquait la dernière apparition sur un banc de touche de l’entraîneur Saïd Didi.
Saïd Didi, une page se tourne
Au-delà du résultat, ce match restera comme un moment fort en émotion pour le basket-ball algérien. Avec la défaite du CR Béni Saf, Saïd Didi a officiellement tiré sa révérence après plus de 40 ans de carrière. Figure respectée et emblématique, il laisse derrière lui un héritage important et une trace indélébile dans le paysage du basket national. Ses joueurs auraient sans doute rêvé de lui offrir une sortie différente, mais ils peuvent sortir la tête haute après une prestation courageuse face à un adversaire de taille.
Coup de tonnerre à Rouiba : le TRAD renverse l’USMA
La grande surprise de ces quarts de finale est venue de la salle de Rouiba où le TRA Draria a réalisé un véritable exploit en éliminant l’USM Alger (80-74). Finaliste malheureux de la précédente édition et largement favori sur le papier, l’USMA a été piégée par une équipe de Draria pourtant en grande difficulté cette saison et reléguée récemment après le tournoi play-down. Mais en Coupe, tout devient possible. Libérés de toute pression, les joueurs du TRAD ont livré une prestation pleine d’audace et d’efficacité. Plus agressifs, plus entreprenants et surtout plus réalistes dans les moments clés, ils ont su prendre l’ascendant sur des Usmistes, incapables de renverser la tendance. Cette élimination prématurée constitue une énorme désillusion pour l’USMA, qui visait clairement le trophée cette saison. À l’inverse, Draria signe l’un des plus grands exploits de cette édition et s’invite dans le dernier carré contre toute attente.
Entre confirmations et surprises : la Coupe d’Algérie fidèle à sa réputation
Ces quarts de finale illustrent parfaitement l’ADN de la Coupe d’Algérie : une compétition où la hiérarchie peut être bousculée à tout moment. Si le NB Staoueli confirme sa puissance et ses ambitions de doublé, et que le Mouloudia d’Alger reste en course malgré les difficultés, l’exploit du TRA Draria rappelle que rien n’est jamais écrit à l’avance. Le dernier carré s’annonce plus ouvert que jamais, entre favoris assumés et outsiders inattendus. Une chose est sûre : la bataille pour le trophée ne fait que commencer et le spectacle promet d’être encore plus intense lors des prochaines échéances.
Walim Mansouri



