
Après plusieurs semaines d’attente et de réflexion, la Fédération algérienne de handball semble enfin avoir arrêté son choix concernant le futur sélectionneur de l’équipe nationale messieurs. Selon nos informations, la piste espagnole a été privilégiée, marquant ainsi une volonté claire de s’inscrire dans une nouvelle dynamique technique. Les discussions auraient été entamées juste après la Coupe d’Afrique des nations, dans un contexte où plusieurs profils étaient à l’étude. Un technicien allemand figurait notamment parmi les pistes sérieuses, mais les négociations n’ont finalement pas abouti. Sous l’impulsion de son président, Mourad Boussebt, la Fédération a finalement été séduite par le profil espagnol, réputé pour sa rigueur tactique et sa capacité à structurer le jeu moderne. L’officialisation du nom du futur sélectionneur ne devrait plus tarder, la Fédération souhaitant boucler ce dossier dans les prochains jours afin de lancer rapidement les différents chantiers prioritaires.
Un sélectionneur avec un rôle élargi
Le futur patron de la sélection masculine ne se contentera pas uniquement de gérer l’équipe première. Il devrait également disposer d’un droit de regard sur la Direction technique nationale, un point jugé essentiel pour impulser une véritable politique de développement. L’objectif est de créer une cohérence entre l’équipe nationale et les catégories de jeunes, en instaurant une philosophie de jeu commune et une méthodologie de travail moderne. Cette approche globale vise à combler les lacunes observées ces dernières années, notamment en matière de formation et de suivi des talents.
La formation des entraîneurs au cœur du projet
Parmi les axes majeurs du futur sélectionneur figure également la formation des entraîneurs. La Fédération souhaite mettre en place un programme structuré, incluant des stages de perfectionnement et des sessions de recyclage. L’idée est d’aligner les compétences des techniciens locaux avec les exigences du handball moderne, en s’inspirant notamment des modèles européens. Ce chantier est considéré comme indispensable pour élever le niveau général du championnat et, par conséquent, celui des sélections nationales.
Relancer la formation des jeunes à l’échelle nationale
La formation des jeunes constitue un autre pilier central de cette nouvelle stratégie. La Fédération a déjà amorcé ce processus avec la mise en place de pôles de formation, notamment pour les gardiens de but, aussi bien chez les garçons que chez les filles. Ce projet devrait progressivement s’étendre à l’ensemble du territoire national, avec pour ambition de détecter, encadrer et développer les jeunes talents dès le plus jeune âge. Là encore, le futur sélectionneur sera impliqué, apportant son expertise pour structurer ce réseau et garantir son efficacité.
Une sélection féminine à reconstruire
Du côté de la sélection féminine, la Fédération s’oriente également vers un profil espagnol. Un choix qui confirme la volonté d’uniformiser la vision technique au sein des différentes équipes nationales. La mission s’annonce toutefois particulièrement délicate. À quelques mois de la Coupe d’Afrique des nations, prévue en décembre prochain en Tunisie, la sélection féminine accuse un retard considérable. Depuis près de deux ans, l’équipe est restée sans activité notable, sans stages ni regroupements. Le futur sélectionneur aura donc la lourde tâche de reconstruire un groupe compétitif en un temps réduit, tout en relançant une dynamique aujourd’hui inexistante. Un défi de taille qui nécessitera des décisions rapides et une organisation rigoureuse.
A. A.



