Aouar en rééducation à Aspetar

L’absence de Houssem Aouar de la Coupe d’Afrique des nations en cours ne relève ni d’un caprice ni d’un différend interne. Elle s’inscrit dans une démarche de précaution médicale assumée par l’encadrement de la sélection nationale, soucieux de préserver l’intégrité physique du milieu de terrain algérien sur le moyen et le long terme. Touché physiquement avant le début de la compétition, le joueur a été orienté vers le centre Aspetar de Doha. Il y a entamé un protocole de soins et de rééducation individualisé, destiné à lui permettre un retour progressif à la compétition sans compromettre la suite de sa saison. Malgré la clarté de la situation, plusieurs interprétations ont émergé ces derniers jours, évoquant un retrait volontaire du joueur ou un malaise interne lié à son statut. Des affirmations rapidement démenties par la réalité des faits. La présence effective d’Aouar à Aspetar, sous supervision médicale, constitue à elle seule un élément tangible mettant fin aux spéculations.
En optant pour une prise en charge spécialisée plutôt qu’un retour précipité à la compétition, les responsables de la sélection nationale ont privilégié une gestion responsable du capital physique du joueur. Une décision d’autant plus pertinente que la saison s’annonce dense et exigeante, tant sur le plan national qu’international. Ce dossier rappelle, une fois encore, la nécessité de distinguer les choix médicaux des lectures émotionnelles ou opportunistes. À l’heure où la sélection algérienne poursuit son parcours continental, le cas Aouar illustre une approche mesurée, fondée sur l’anticipation et la protection des joueurs, au service de l’intérêt collectif.
Djamel ABED



