
En grande difficulté à Budapest, Lewis Hamilton aborde la trêve estivale dans une phase de doute. Douzième en qualifications comme en course, le septuple champion du monde a quitté le Hungaroring – un circuit qui lui a pourtant souvent souri (8 victoires, 9 pole positions) – avec un moral en berne. Un contraste frappant avec Charles Leclerc, auteur d’un tour magistral en Q3 et véritablement à son aise sur ce tracé.
Mais le pilote monégasque, loin de s’en réjouir égoïstement, a tenu à afficher publiquement son soutien à son coéquipier : « Au final, nous sommes une équipe. Bien sûr, je veux terminer devant Lewis, mais je souhaite surtout que nous réussissions tous les deux, pour que Ferrari réussisse », a-t-il déclaré aux médias après la course.
Leclerc, actuellement cinquième du championnat et fort d’une avance de 42 points sur Hamilton, se dit convaincu que ce passage à vide n’est que temporaire : « Évidemment, le week-end a été compliqué pour Lewis, mais je n’ai aucun doute : ce n’était qu’un épisode. Je suis sûr que la deuxième partie de saison sera bien meilleure pour lui. »
Un message de solidarité rare dans un sport souvent marqué par les rivalités internes. Leclerc et Hamilton, coéquipiers depuis cette saison chez Ferrari, semblent avoir trouvé un équilibre basé sur le respect mutuel — un atout précieux pour la Scuderia dans sa quête de renouveau.
Djaffar KHODJA



