
Pensionnaire du Handball Plan-de-Cuques en France, la jeune internationale algérienne, Thalia Taïr, s’apprête à vivre l’une des plus belles expériences de sa carrière avec la participation de la sélection nationale des moins de 20 ans au Championnat du monde. À quelques heures de l’entrée en lice face à la Chine, elle évoque les ambitions du groupe, la préparation, son rêve devenu réalité et les espoirs placés dans cette génération.
L’Algérie débute le Mondial face à la Chine, pays organisateur. Comment abordez-vous cette première rencontre ?
C’est forcément un match difficile parce que nous allons affronter le pays organisateur devant son public. Nous savons que ce sera une rencontre compliquée, mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras. Nous allons donner le maximum sur le terrain et nous battre jusqu’au bout. Le groupe est motivé et nous voulons réussir notre entrée dans la compétition avant de penser à la suite du parcours.
La préparation a été assez courte après le repêchage de l’Algérie. Est-ce un handicap ?
C’est vrai que nous n’avons pas eu le temps nécessaire pour préparer cette compétition comme nous l’aurions souhaité. L’Algérie a été rappelée à la dernière minute et cela a réduit notre temps de travail. Malgré cela, nous avons essayé de profiter de chaque stage et de chaque regroupement. Je pense que le groupe a beaucoup progressé durant cette période et nous avons gagné en cohésion. Nous allons essayer de compenser ce manque de préparation par notre envie et notre détermination.
Que représente pour vous une participation à un championnat du monde ?
C’est un rêve qui se réalise. Honnêtement, je n’aurais jamais imaginé jouer un championnat du monde à mon âge. Porter le maillot de l’Algérie dans une compétition aussi importante est quelque chose d’exceptionnel. Je mesure la chance que j’ai de vivre cette expérience et je vais essayer de profiter de chaque instant, que ce soit pendant les entraînements ou durant les matchs. Ce sont des souvenirs qui resteront gravés toute ma vie.
La Fédération mise beaucoup sur cette génération pour former l’équipe nationale senior de demain. Ressentez-vous une pression particulière ?
Non, je ne le vois pas comme une pression. Au contraire, c’est une source de motivation supplémentaire. Savoir qu’il existe un projet à moyen terme pour cette génération est rassurant et encourageant. Cela montre que le travail effectué chez les jeunes peut ouvrir les portes de l’équipe senior. Maintenant, c’est à nous de prouver que nous méritons notre place dans le futur. C’est aussi pour cette raison que nous voulons réaliser de belles choses durant ce championnat du monde et montrer que cette génération a de l’avenir.
Entretien réalisé par A. A.



