Le champion du monde algérien revient sur son sacre — Ayachi: « Cette médaille d’or représente beaucoup pour moi »

Au lendemain de sa consécration mondiale, le sauteur en hauteur algérien Younès Ayachi est revenu, avec une grande émotion et une lucidité remarquable, sur cette performance exceptionnelle qui lui a permis de décrocher la médaille d’or mondiale chez les U-20 à Eugene, aux États-Unis.
Une consécration qui vient récompenser plusieurs années de travail acharné, de sacrifices et un long parcours semé d’embûches pour le jeune athlète, désormais hissé au sommet de la hiérarchie mondiale de sa catégorie. « Je suis très content de ma performance. C’est un honneur d’avoir remporté cette médaille d’or qui représente beaucoup pour moi. Elle représente le travail de l’an dernier, une consécration après un long chemin parcouru. Je suis très heureux et très fier d’avoir pu concrétiser tous les efforts consentis jusque-là. Chaque séance d’entraînement, chaque compétition, chaque moment de doute a été une étape nécessaire pour en arriver là aujourd’hui. Cette médaille, c’est le fruit d’une persévérance inébranlable et d’une foi inébranlable en mes capacités », a-t-il confié avec une sincérité touchante, soulignant l’importance de la patience et de la discipline dans la construction d’un parcours de champion.
« Un honneur de recevoir les félicitations du président de la République »
Après cette belle performance réalisée à Eugene, Younès Ayachi a également tenu à évoquer les nombreux encouragements reçus après son titre mondial, qui ont afflué de toutes parts, transformant cette victoire en un véritable moment de fierté nationale. L’athlète algérien a notamment apprécié le message du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qu’il considère comme une grande marque de reconnaissance institutionnelle et une source supplémentaire de motivation pour l’avenir. « Je tiens à remercier tout d’abord le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui m’a félicité suite à ma performance. C’est un grand honneur pour moi de recevoir un message d’encouragement de la part du président de la République. Cela me fait énormément plaisir et constitue une grande motivation pour la suite de mon parcours. », a-t-il ajouté, visiblement ému par cette reconnaissance au plus haut niveau de l’État.
« Je remercie le ministre des Sports et la Fédération »
Le champion du monde U20 n’a pas manqué également de remercier les responsables et les structures qui l’ont accompagné dans sa préparation, soulignant l’importance cruciale de l’environnement technique et logistique dans la réussite d’un athlète de haut niveau. Ayachi estime avoir bénéficié de bonnes conditions pour aborder ce rendez-vous mondial et réaliser la performance qui lui a permis de monter sur la plus haute marche du podium, grâce à un accompagnement professionnel et dévoué. « Je remercie également le ministre des Sports qui m’a donné tous les moyens nécessaires pour travailler dans de bonnes conditions. Je remercie aussi la Fédération algérienne d’athlétisme qui m’a mis dans les meilleures conditions afin de préparer cette compétition. Cette médaille est le résultat d’un travail collectif et je suis reconnaissant envers tous ceux qui m’ont accompagné. Les entraîneurs, les préparateurs physiques, les kinésithérapeutes, les psychologues du sport, tous ont joué un rôle essentiel dans cette réussite. Sans cette chaîne de soutien, je n’aurais jamais pu atteindre ce niveau d’excellence », a-t-il précisé, tenant à associer toute l’équipe technique et administrative à cette victoire historique.
« Cette médaille est aussi celle de ma famille »
Dans le registre des remerciements, Younès Ayachi n’a surtout pas oublié ses proches, rappelant que derrière chaque athlète se cache une famille qui sacrifie, soutient et croit inconditionnellement. Le jeune athlète algérien a tenu à associer sa famille à cette consécration, rappelant le soutien permanent qu’elle lui a apporté tout au long de son parcours, dans les moments de doute comme dans les instants de gloire. Pour lui, cette médaille d’or appartient aussi à ceux qui ont toujours été à ses côtés, partageant ses joies et ses peines avec un amour inconditionnel. « Cette médaille est aussi celle de ma famille, qui m’a toujours soutenu et accompagné dans les moments difficiles comme dans les bons moments. Leur soutien a été très important pour moi. Je suis très content, très fier de cette médaille d’or et j’espère que le meilleur reste à venir. Ma mère, mon père, mes frères et sœurs ont été mon premier public, mes premiers supporters. Ils m’ont appris à ne jamais abandonner, à croire en moi même quand tout semblait impossible. Cette victoire, je la leur dédie du fond du cœur », a-t-il déclaré avec une voix empreinte d’émotion, les yeux brillants de fierté familiale.
« Il fallait beaucoup de concentration »
Revenant sur le déroulement de la compétition, le champion du monde reconnaît que la tâche n’a pas été simple, tant le niveau de la finale était relevé et la pression intense. Face à une concurrence particulièrement relevée à Eugene, Ayachi a dû rester concentré et faire preuve d’une grande détermination pour aller chercher cette consécration mondiale, gérant chaque saut avec une précision chirurgicale et une maîtrise mentale exceptionnelle. « Ça n’a pas été facile. Il y avait une énorme concurrence, car c’est un championnat du monde et il n’y a que l’élite à Eugene. Il fallait donc rester concentré du début jusqu’à la fin. J’ai dû faire preuve de beaucoup de concentration, de volonté et de détermination pour réussir cette performance et aller chercher cette médaille d’or. Chaque barre franchie était un combat contre moi-même, contre le doute, contre la fatigue. Mais je savais que je m’étais préparé pour ce moment et que je devais tout donner », a-t-il analysé avec humilité, soulignant l’importance de la gestion mentale dans les compétitions de haut niveau.
« Les 2,21 m vont me pousser à aller encore plus haut »
Avec une barre franchie à 2,21 m, Younès Ayachi a réussi à s’imposer au terme d’une finale mondiale très disputée, réalisant une performance qui dépasse ses propres attentes et marque un tournant dans sa carrière. Une performance qui représente une nouvelle étape dans son parcours et qui doit désormais lui servir de moteur pour continuer sa progression, viser encore plus haut et repousser les limites de son potentiel. « Cette performance à 2,21 m est très importante pour moi. Elle va certainement me pousser à travailler encore davantage et à me surpasser dans un avenir proche. Je veux continuer à progresser, améliorer mes performances et réaliser encore de belles choses dans les prochaines compétitions. Ce n’est qu’un début. Je sais que je peux aller encore plus haut, physiquement et mentalement. Cette médaille me donne la confiance nécessaire pour viser l’excellence absolue », a-t-il affirmé avec une ambition mesurée mais déterminée, conscient que le chemin vers le sommet est long et exigeant.
« Il faut déjà penser aux Jeux olympiques de 2028 »
Fort de cette consécration mondiale, le jeune athlète algérien ne compte toutefois pas s’arrêter là, conscient que cette victoire n’est qu’une étape dans un parcours qui vise l’immortalité sportive. Ayachi sait que les prochaines années seront importantes pour confirmer son potentiel et franchir de nouveaux paliers, avec en tête une échéance majeure de sa carrière : les Jeux olympiques de 2028, qu’il vise déjà avec une détermination sans faille. « Je sais qu’il y a les Jeux olympiques qui arrivent à grands pas. Dès maintenant, il faut penser à se projeter vers cette échéance et travailler sérieusement pour essayer de réaliser une belle performance en 2028. Cette médaille mondiale me donne encore plus de motivation pour continuer à avancer et à viser plus haut. Je veux être prêt, physiquement et mentalement, pour représenter l’Algérie sur la plus grande scène sportive du monde. C’est mon rêve, mon objectif ultime », a-t-il conclu avec une vision claire et ambitieuse, transformant cette médaille d’or en un tremplin vers la gloire olympique.
A.A.



