
À moins de trois mois des Jeux méditerranéens et à quelques mois seulement du Championnat d’Afrique des nations, prévu en décembre, la sélection algérienne féminine de handball attend toujours la désignation de son sélectionneur national. Cette situation, qui se prolonge, commence à susciter de nombreuses interrogations parmi les observateurs, les supporters et les acteurs du handball algérien. En effet, alors que les échéances internationales approchent à grands pas, l’absence d’une autorité technique clairement établie fragilise la planification sportive et la mise en place d’un projet cohérent à court et moyen termes. Selon plusieurs échos recueillis auprès de sources proches du dossier, le technicien Karim Achour figurerait parmi les profils étudiés par la Fédération algérienne de handball pour prendre les commandes des « Vertes ». Cette piste, relayée à plusieurs reprises dans les coulisses, semble logique au regard de l’expérience accumulée par l’intéressé dans le handball féminin algérien et de sa connaissance approfondie du vivier local.
Un spécialiste reconnu
Depuis plusieurs années, Karim Achour s’est imposé comme l’un des techniciens les plus expérimentés du paysage handballistique national. Son parcours, jalonné de différents passages au sein de clubs et de structures de formation, lui a permis de travailler avec plusieurs générations de joueuses, d’accompagner des carrières et d’observer l’évolution du jeu féminin en Algérie. Il a souvent occupé, à différentes reprises, des fonctions au sein de la sélection nationale, ce qui lui a conféré une vision fine des forces et des faiblesses du groupe, ainsi que des mécanismes internes à la Fédération. Sa parfaite connaissance du championnat local, des joueuses prometteuses comme des cadres établies, et de l’environnement administratif et sportif de l’équipe nationale pourrait constituer un atout majeur dans cette période où le temps est devenu un facteur déterminant. Contrairement à un entraîneur étranger qui aurait besoin de plusieurs semaines, voire de plusieurs mois, pour découvrir le contexte algérien, s’approprier les habitudes des clubs et nouer des relations de confiance avec les joueuses et leurs encadrements, Karim Achour maîtrise déjà les rouages de la maison, ce qui permettrait de gagner un temps précieux lors de la mise en place des séances, des tests physiques et des réglages tactiques nécessaires à la compétition.
Le temps presse à l’approche des Jeux méditerranéens
La préparation des Jeux méditerranéens nécessite pourtant une planification rigoureuse et un enchaînement d’étapes bien ordonnées, depuis les phases de détection et de sélection jusqu’aux stages intensifs et aux matchs amicaux de mise en condition. Nous sommes déjà au mois de juin et l’échéance estivale approche rapidement ; chaque semaine qui s’écoule sans décision officielle complique davantage le travail du futur sélectionneur et réduit la marge de manœuvre collective. Dans ce contexte, la nomination d’un technicien local connaissant parfaitement le groupe apparaît comme une solution crédible et pragmatique pour établir au plus vite un programme de travail cohérent. La priorité sera de mettre rapidement en place un calendrier de préparation détaillé, de relancer les regroupements et de lancer des microcycles de travail ciblés pour remettre les joueuses en condition, affiner les systèmes de jeu et reconstruire la dynamique d’équipe. L’objectif immédiat reste de relancer une sélection féminine qui aspire à retrouver sa place sur la scène continentale, en insufflant aux joueuses une vision claire, des repères techniques et des exigences physiques adaptées au niveau international.
A.A



