Malgré un début de saison encourageant

Ferrari entre promesses techniques et premières inquiétudes
Le début de saison 2026 de la Scuderia Ferrari suscite déjà de nombreuses interrogations dans le paddock. Après quatre Grands Prix, l’écurie italienne totalise 110 points et occupe la deuxième place du championnat constructeurs, mais accuse déjà un retard de 70 unités sur Mercedes. Un bilan honorable sur le papier, mais insuffisant au regard des ambitions affichées à Maranello en début d’exercice. La SF-26 a certes décroché plusieurs podiums grâce à Charles Leclerc et Lewis Hamilton, mais elle n’a encore jamais réussi à s’élancer depuis la première ligne. Plus inquiétant encore, les évolutions introduites à Miami n’ont pas permis de réduire l’écart avec la concurrence. Les pilotes eux-mêmes évoquent régulièrement un déficit de puissance du moteur, tandis qu’Hamilton a reconnu que certains réglages validés au simulateur ne se sont pas révélés efficaces en piste.
Pour autant, le journaliste italien Pino Allievi refuse de parler de désillusion. Selon lui, la monoplace italienne regorge d’idées techniques innovantes, au point d’avoir inspiré certaines équipes rivales. Il se montre toutefois plus réservé sur l’impact des premières évolutions et estime que les prochaines courses permettront de juger si la direction prise par les ingénieurs est la bonne. Même prudence du côté de Francesco Cigarini, ancien ingénieur de Ferrari durant plus de vingt ans. Ce dernier souligne les progrès réalisés par rapport à 2025 et considère que la SF-26 possède des qualités lui permettant de rivaliser ponctuellement avec les meilleures. En revanche, il avertit que Ferrari devra poursuivre un développement agressif et efficace sous peine de perdre rapidement le contact avec les équipes de tête.
Djaffar KHODJA



