
Sollicité dans une période particulièrement délicate pour le volley-ball algérien, Malek Radji a accepté de prendre provisoirement les commandes de la sélection nationale seniors messieurs après le départ de l’ancien staff technique. Une mission qu’il a assumée sans hésitation, par devoir envers les couleurs nationales, mais aussi avec la volonté d’aider une équipe en quête de stabilité et de relance.
Aujourd’hui, avec la nomination de Badis Oukarache à la tête de la barre technique du Six national, Radji poursuit son travail auprès de la sélection espoirs tout en accompagnant la transition entre les deux générations. Pour lui, l’urgence est claire : préparer au mieux le prochain Championnat d’Afrique, prévu en septembre à Kinshasa, une échéance majeure qualificative au Championnat du monde et aux Jeux olympiques de Los Angeles-2028.
Une mission acceptée dans un contexte difficile
Appelé à la rescousse dans un moment délicat pour la sélection nationale messieurs, Malek Radji a accepté de relever le défi avec le sens du devoir et de la responsabilité. Propulsé à la tête des Verts après le départ de l’ancien staff technique, il a accompagné la transition avant l’arrivée de Badis Oukarache, tout en gardant le cap sur un objectif majeur : préparer au mieux le Championnat d’Afrique et relancer une équipe en quête de confiance. « Les responsables de la Fédération algérienne de volley-ball m’ont sollicité juste après la démission de l’ancien sélectionneur national. Je ne pouvais pas tourner le dos à l’équipe nationale. Il s’agit des couleurs du pays et chacun d’entre nous doit apporter sa contribution pour permettre à notre sélection de retrouver sa progression », explique Malek Radji. Son arrivée à la tête des A est intervenue au lendemain du tournoi qualificatif de la Zone-1 au Championnat d’Afrique, une compétition marquée par des résultats inattendus et décevants, malgré une qualification déjà acquise avant son entame. Une période difficile qui a affecté le groupe, tant sur le plan sportif que psychologique. Désormais, avec l’installation de Badis Oukarache comme nouveau sélectionneur national, une nouvelle dynamique doit se mettre en place. Radji estime que les deux hommes partagent une vision commune : « Nous avons discuté des défis qui nous attendent, de l’avenir de l’équipe première, de ses priorités et des objectifs à fixer. Je peux affirmer que nous avons la même approche, avec beaucoup d’objectivité et de réalisme. »
Retrouver la confiance avant le rendez-vous africain
Dans l’immédiat, l’objectif était surtout de préserver l’équilibre du groupe et de reconstruire la confiance. Un stage commun réunissant les sélections A et espoirs a ainsi été organisé récemment à Jijel : « Ce regroupement a permis aux joueurs de rester dans l’ambiance du travail et de préserver l’état du groupe. Certains étaient très touchés après les dernières prestations et les résultats enregistrés lors du tournoi qualificatif de la Zone-1. Il fallait leur permettre d’oublier cette déception, de retrouver de la motivation et un état d’esprit positif », souligne l’entraîneur.
Pour Radji, cette dimension mentale sera déterminante lors du prochain Championnat d’Afrique. Au-delà des aspects techniques et tactiques, la sélection doit rapidement retrouver ses automatismes, sa cohésion et surtout le plaisir de jouer : « Nous devons jouer contre la montre. Le plus important aujourd’hui est de retrouver une dynamique collective. Une fois que l’équipe aura retrouvé son état d’esprit, elle pourra enchaîner les performances et aborder le tournoi continental avec davantage de confiance », estime-t-il.
N. E.



