
Le siège de la Fédération algérienne de judo a abrité, samedi dernier, la cérémonie officielle de passation de consignes entre l’ancien président, Yacine Selini, et le nouveau, Athmane Hachemi, en présence de l’inspecteur du ministère des Sports, Mohamed Cherif Outeddelt, ainsi que de plusieurs cadres de la fédération. La cérémonie s’est déroulée dans un cadre officiel bien organisé. Yacine Selini a remis les dossiers et documents relatifs à la gestion de la fédération, avant de présenter un bref aperçu du bilan administratif et technique de son mandat. De son côté, Athmane Hachemi a réaffirmé son entière disponibilité à assumer cette responsabilité et à œuvrer à la poursuite du développement du judo aux niveaux national et international.
Dans son allocution, l’inspecteur du ministère des Sports, Mohamed Cherif Outeddelt, a insisté sur la nécessité d’unir les efforts au service du judo algérien et de lui permettre de se hisser à un niveau supérieur, tout en réitérant l’accompagnement constant du ministère en faveur des programmes et projets de la fédération.
Hachemi affiche ses objectifs
Élu à la tête de la FAJ pour le reste du mandat olympique, Athmane Hachemi a esquissé une feuille de route centrée sur la rigueur, l’organisation et la relance des activités fédérales. Parmi ses priorités figurent la restructuration des instances et la clarification des rôles au sein de la Fédération pour une gouvernance plus efficace, ainsi que le soutien concret aux clubs formateurs, considérés comme le socle de la compétitivité future du judo algérien, avec un accent mis sur l’accompagnement financier et technique. Il a également mis en avant l’accompagnement des jeunes talents et le renforcement des filières de détection et de formation, ainsi que la préparation méthodique des échéances sportives à venir, dans une logique de performance durable sur les scènes continentale et internationale. Dans son propos, il a insisté sur la construction d’un projet solide et inclusif, profitant aux clubs, aux athlètes, aux entraîneurs, aux arbitres et à l’ensemble des acteurs du judo.
Selini a réalisé du bon travail
Bien qu’il ait démissionné de son poste pour des raisons personnelles, Yacine Selini a marqué son passage à la tête de la FAJ par plusieurs réalisations structurantes, notamment un programme de réformes visant à moderniser les textes régissant la fédération, mais aussi donner une nouvelle dimension au judo algérien, aligné sur les standards internationaux. Il a mis l’accent sur le développement du judo dans toutes les régions du pays, en considérant les clubs et les ligues comme moteurs essentiels de la discipline. Sous son mandat, la fédération a porté des initiatives comme l’organisation d’assises nationales, la révision du système de compétition (avec une attention aux jeunes catégories et le lancement de championnats régionaux) et des plans de formation pour les entraîneurs. Sur le plan international, l’Algérie a notamment organisé le Championnat d’Afrique de judo (individuel et par équipes) à Oran, 20 ans après la dernière édition accueillie par le pays, et la sélection nationale a renoué avec de hautes performances, dont l’or méditerranéen aux Jeux méditerranéens d’Oran. Selini a régulièrement salué les performances des judokas algériens (notamment aux Jeux arabes), soulignant un « travail de fond » porté sur le long terme.
Il est à rappeler que la période de transition entre la fin du mandat de Selini et l’élection d’Athmane Hachemi a été assurée par un président intérimaire, en l’occurrence Khaled Ouanfouf, chargé de garantir la continuité administrative et la bonne gestion les affaires courantes de la fédération. Il a également préparé les conditions techniques et juridiques de l’Assemblée générale élective, tout en assurant le suivi des activités sportives et des échéances en cours, sans prendre de décisions engageant le futur mandat.
K. M.



