
Depuis plusieurs semaines, la Fédération algérienne de judo (FAJ) vit une période de transition qui semble toucher à sa fin. Après la démission actée de Yacine Silini du poste de président, c’est le premier vice-président, Khaled Ouanfouf, qui assure l’intérim et dirige les affaires courantes de la Fédération.
Selon les règlements en vigueur, cette période transitoire ne doit pas excéder soixante jours ; or, à l’approche de l’échéance, aucun candidat officiel ne s’est encore déclaré pour briguer la présidence. D’après une source proche du dossier, la tenue d’une assemblée générale électorale devrait être fixée dans les tout prochains jours. Cette convocation sera précédée d’une assemblée générale extraordinaire, étape préparatoire destinée à clarifier l’ordre du jour et à organiser dans les meilleures conditions le scrutin qui déterminera le nouveau bureau fédéral. Les responsables fédéraux tiennent manifestement à respecter les délais et la procédure afin d’assurer une passation de pouvoirs transparente et conforme aux statuts. Sur le plan personnel, le vice‑président par intérim, Khaled Ouanfouf, n’a pour l’instant formulé aucune déclaration officielle annonçant sa volonté de se présenter à l’élection. Malgré le soutien affiché d’une partie significative des membres de l’assemblée générale — qui voient en lui un homme d’expérience capable d’assurer la continuité — Ouanfouf préfère temporiser. Selon la même source, il souhaite prendre le temps de la réflexion avant de se prononcer, refusant de précipiter une décision qui pourrait engager l’avenir du judo algérien.
Depuis qu’il a pris les rênes de la FAJ, Ouanfouf a multiplié les initiatives et fait preuve d’un sens de l’organisation appréciable. Il a notamment piloté avec succès l’organisation de l’Open Africa d’Alger, qui s’est déroulé en mai dernier. Cette compétition a été saluée comme une réussite sur le plan organisationnel et sportif, confirmant en particulier la dynamique positive observée lors du dernier Championnat d’Afrique où la sélection nationale mixte s’était imposée au classement général. Ce succès compétitif et la bonne gestion logistique de l’événement renforcent l’image d’une fédération capable d’assurer de grandes manifestations malgré la période de transition. Sur le terrain de la gestion quotidienne, Khaled Ouanfouf n’a ménagé aucun effort pour que l’intérim n’affecte pas le fonctionnement normal des instances et des clubs. Preuve de son engagement, il a effectué, la semaine dernière, une visite officielle au Centre d’élite des équipes nationales à Fouka, où il est allé encourager les athlètes en préparation pour les prochains Jeux méditerranéens. Ce geste a été très bien accueilli par les sportifs et par les encadreurs, et illustre la volonté de maintenir le cap et d’assurer un suivi attentif des compétiteurs malgré l’incertitude politique. Ces éléments expliquent la confiance dont jouit Ouanfouf au sein de l’assemblée générale : plusieurs membres expriment publiquement leur souhait de le voir aller aux élections. Reste à savoir si lui‑même décidera de se porter candidat lorsque la date officielle de l’élection sera dévoilée. D’ici là, la FAJ doit boucler les derniers préparatifs administratifs pour que le processus électoral se déroule dans la sérénité et permette d’élire un président capable de poursuivre le travail de redressement et de développement du judo algérien.
K. M.



