Il a été très critique envers le coach sud-africain

Boucherit : « Mokwena m’a brisé au point de bafouiller mon football »
C’est sur une chaîne privée que Mehdi Boucherit tiendra des propos très critiques envers Mokwena qui était derrière sa mise à l’écart.
Vous poursuivez cette tournée avec le trophée qui représente la fierté du peuple mouloudéen. Qu’en pensez-vous ?
Effectivement, gagner ce trophée qui représente la Décima a été possible grâce à la solidarité et le professionnalisme de tout le monde. Ce n’est pas le fruit du hasard mais le résultat d’un travail de longue haleine. Cela fait quatre saisons que le MCA amorce en mode crescendo sa marche en avant. Et lorsqu’on dispose de tous les moyens, les résultats sont là.
Les célébrations de ce dixième titre de champion ont dépassé les frontières. Que pouvez-vous dire à ce sujet ?
C’est le résultat de la mondialisation. C’est vrai que tout le monde parle du Mouloudia et de son public qui a célébré de manière exceptionnelle ce titre avec ce craquage qui a fait le tour du globe. C’est grâce à nos supporters qu’on a gagné le titre. Nous avons un public en or qui suit son équipe partout. Et cela pousse chacun de nous à se donner à 200% pour éviter de décevoir nos fans.
Trois titres de champion malgré votre jeune âge. C’est une performance qui devrait vous rendre fier ?
Mais sans cela, je suis très fier de porter les couleurs d’un club comme le Mouloudia d’Alger. Et franchement, on m’aurait dit que j’aurai remporté trois championnats de suite il y a quelques saisons, je n’aurai pas cru. C’est une performance inédite dans l’histoire du club pourtant centenaire.
Sur le plan personnel, vous étiez à deux doigts de quitter le club. Quelle était la raison qui animait votre choix ?
Sincèrement, j’ai connu une première partie de championnat assez pénible. Je ne jouais pas sans aucune raison. C’est le coach Mokwena qui m’a brisé en me mettant à l’index sans aucune explication au point de bafouiller mon football. Je n’avais plus confiance en moi. Et lorsque j’ai eu l’opportunité de rejoindre le Portugal, je voulais saisir cette occasion de me relancer. Mais bon, le transfert n’a pas pu se faire et voilà, je remporte le championnat pour la troisième année.
On peut dire que le changement d’entraîneur avec le retour de Benyahia a été salutaire. N’est-ce pas ?
C’est vrai que le retour du coach Benyahia m’a permis de me relancer. Il m’a beaucoup parlé car il connaît mes qualités. Il m’a dit qu’il me faisait confiance et que j’allais obtenir du temps de jeu pour me refaire une santé avant la fin du championnat. C’est grâce à lui que j’ai pu refaire surface alors que j’étais au creux de la vague.
Après trois consécrations, vous serez attendu une nouvelle fois en Ligue des champions. Une deuxième étoile devenue une revendication populaire…
Bien évidemment lorsqu’on truste les titres au niveau national, les supporters veulent que leur équipe brille sur le plan continental. Mais pour y parvenir, on est conscient qu’il va falloir se renforcer avec des joueurs d’envergure capables de tirer l’équipe vers le haut.
Une dernière question sur la Coupe du monde et ce match historique contre l’Argentine. Quel est votre pronostic ?
Certes, l’Argentine reste la favorite avec son statut de champion du monde. Mais je suis convaincu que notre sélection a les moyens de déjouer tous les pronostics. Moi, je suis convaincu qu’on gagnera cette rencontre pour bien débuter la compétition. On est tous contents pour Ramdane qui est avec le groupe aux Etats Unis.
Propos recueillis par N. L.



