
La sélection algérienne féminine de basket-ball en fauteuil roulant a entamé sa campagne au Championnat du monde IWBF 2026, organisé au Canada, par deux défaites lourdes dans un groupe B particulièrement relevé.
Pour leur match d’ouverture, les Algériennes se sont inclinées face aux Pays-Bas, une équipe très supérieure en rythme, en intensité et en expérience internationale, sur le score sans appel de 93 à 17. Lors de leur deuxième sortie, elles ont butté sur la puissance collective de la France, emmenée par des joueuses confirmées comme Wembolua et Maria Ernest, s’inclinant par 67 à 32, malgré un engagement visible et une belle volonté de bien faire.
Calendrier exigeant face aux meilleures nations
Après une journée de repos, le programme ne s’adoucit pas pour les coéquipières de Nebia Mehimda : elles affrontent aujourd’hui les États-Unis, puis le Japon le 13 septembre, avant de conclure la phase de poules contre l’Allemagne. Trois adversaires habitués aux grandes compétitions, réguliers des derniers tours mondiaux, et qui figurent parmi les références mondiales du handi-basket féminin. Dans un groupe de six équipes, l’objectif affiché par l’encadrement algérien reste de terminer parmi les quatre premières afin de se qualifier pour les quarts de finale, même si la tâche s’annonce très compliquée au vu du niveau général.
Ottawa, capitale mondiale du handi-basket
Le Championnat du monde de basket-ball en fauteuil roulant IWBF se déroule, du 9 au 19 septembre 2026, à Ottawa, réunissant l’élite planétaire de la discipline. Pas moins de 336 athlètes, venus des cinq continents, s’y affrontent pendant 11 jours de compétition, offrant aux amateurs du sport une vitrine exceptionnelle sur les prouesses techniques, tactiques et physiques de ces sportifs de haut niveau. L’événement met en lumière la performance pure, au-delà des handicaps, et contribue à populariser davantage le handi-basket auprès du grand public et des médias internationaux.
Un encadrement national soudé pour maintenir le cap
Face à la densité du calendrier et à la puissance des adversaires, le staff technique, composé de Youcef Houri, coach principal, et de Nabila Cherifi, Lina Kerouana et Abdelaziz Bella, travaille à maintenir le groupe concentré, uni et combatif. L’enjeu pour l’encadrement est d’éviter tout découragement après ces deux premiers revers et de préparer au mieux les matchs restants, en capitalisant sur l’expérience accumulée et sur la progression collective au fil de la compétition. L’essentiel, répète-t-on dans l’entourage de l’équipe, est de « faire bonne figure », de montrer une image positive de l’Algérie et de continuer à apprendre au contact des meilleures sélections mondiales.
Une équipe forgée par le titre africain
La sélection algérienne féminine de handi-basket est composée de 12 joueuses : Djamila Khemgani (capitaine), Nawal Khedir, Samiha Abdelali, Nadjet Benaceri, Kheira Zairi, Dahbia Semati, Mokhtaria Dlili, Zaara Kadi, Fatima Bouzidi, Nebia Mehimda, Warda Himouchen et Fatima Khaled. Ces joueuses ont décroché leur billet pour Ottawa en remportant le titre africain pour la cinquième fois consécutive, confirmant ainsi la domination continentale de l’Algérie dans cette discipline. Ce sacre continental constitue le socle de leur légitimité mondiale, même si l’écart avec les cadors mondiaux reste important et nécessite du temps, de la régularité et davantage de confrontations de haut niveau.
Enjeux et perspectives pour la suite de la compétition
Malgré un début difficile, chaque match reste une opportunité de progresser, d’affiner les automatismes et de tester des solutions tactiques face à des équipes qui font référence dans le handi-basket féminin. Pour les Algériennes, l’expérience d’Ottawa 2026 doit servir de tremplin : mesurer le niveau mondial, identifier les axes d’amélioration et préparer les prochaines échéances continentales et internationales avec plus de maturité.
B. Sadek



