
Après avoir renoncé à prendre part à la Coupe arabe pour les raisons que l’on connaît, les responsables de la sélection nationale masculine ainsi que le sélectionneur en chef, Ali Bouziane, attendaient avec impatience la communication, par la Confédération africaine de basket-ball, du calendrier officiel du début des éliminatoires de l’AfroCAN 2027 ou de l’Afrobasket 2029. L’objectif était clair : disposer d’une feuille de route précise afin d’arrêter un programme de préparation cohérent, structuré et adapté aux échéances à venir.
Or, la première instance du basket-ball africain n’a toujours pas fixé la date du lancement de ces qualifications, alors qu’elle devait initialement le faire avant la fin du mois de juillet dernier. À ce jour, aucun signal concret n’a été donné par FIBA Afrique concernant l’organisation des prochaines compétitions continentales, en particulier celles qui permettront de désigner les équipes qualifiées pour l’AfroCAN 2027 et l’Afrobasket 2029.
Cette situation n’est pas sans conséquence pour la sélection algérienne, qui ambitionne de retrouver ces deux grands rendez-vous continentaux après une longue période d’absence, comme l’a récemment rappelé Ali Bouziane lors de sa conférence de presse. Le technicien national sait en effet que la construction d’un projet ambitieux nécessite du temps, de la rigueur et une visibilité suffisante sur le calendrier international.
L’AfroCAN, pour rappel, est une compétition continentale mise en place afin de valoriser les talents locaux. Elle est réservée exclusivement aux joueurs évoluant dans les championnats nationaux africains, avec une tolérance limitée à trois éléments évoluant à l’étranger. Ce tournoi, dont la prochaine édition est annoncée pour 2027, constitue une vitrine importante pour les basketteurs locaux et un véritable laboratoire pour les sélections en reconstruction.
De son côté, l’Afrobasket demeure la compétition reine du basket-ball africain. Championnat d’Afrique masculin officiel des sélections nationales A, il est ouvert aux meilleurs joueurs du continent, sans restriction liée au championnat dans lequel ils évoluent. Les joueurs africains évoluant en Europe, en Amérique ou ailleurs peuvent donc y prendre part, ce qui en fait la compétition la plus relevée et la plus prestigieuse du continent.
Une attente qui complique la préparation
Du côté de la Fédération algérienne de basket-ball, les responsables affirment n’avoir reçu, à ce jour, aucune correspondance officielle de la part de l’instance africaine. Selon une source digne de foi, ce retard commence sérieusement à inquiéter Ali Bouziane, qui souhaite mettre en place un plan de préparation à long terme.
Le sélectionneur entend intégrer dans sa réflexion les différentes fenêtres internationales de la FIBA, tout en programmant des stages, des regroupements et des matchs amicaux capables d’installer progressivement son groupe dans les meilleures conditions. Pour mener à bien cette mission, il pourra également compter sur l’appui de la Direction technique nationale, qui ne ménage pas ses efforts pour l’accompagner dans l’élaboration de ce chantier important.
Walim Mansouri.



