
Après Kaïs Moudether, la sélection algérienne de judo a enregistré, hier à Bakou, l’entrée en lice de Messaoud Dris dans la catégorie des moins de 73 kg.
Le judoka algérien, classé 27e mondial, a franchi le premier obstacle avant de quitter la compétition au tour suivant, battu par l’Italien Giovanni Esposito, 10e mondial. Attendu pour son entrée en compétition après l’élimination de Kaïs Moudether chez les moins de 66 kg, Messaoud Dris a débuté son parcours face au Hongrois Aron Szabo. Un premier combat que l’Algérien a parfaitement négocié puisqu’il s’est imposé par ippon, après avoir obtenu un waza-ari, décrochant ainsi son billet pour les 32es de finale des Championnats du monde de Bakou. Cette victoire permettait au médaillé d’or des Jeux méditerranéens de Tarente de poursuivre son parcours dans un tableau particulièrement relevé. Mais le deuxième combat allait s’avérer beaucoup plus compliqué face à un adversaire mieux classé et habitué aux grands rendez-vous internationaux.
Dans une catégorie des moins de 73 kg très disputée, où les écarts entre les principaux prétendants restent souvent minimes, chaque détail revêt une importance particulière. Le représentant algérien savait donc qu’il devait tirer profit de son expérience et de sa fraîcheur pour tenter d’aller le plus loin possible dans la compétition. Son succès initial lui avait permis d’aborder la suite du tableau avec davantage de confiance, mais l’opposition proposée au tour suivant représentait un véritable test. Face à un Italien installé parmi les meilleurs judokas de la catégorie, Dris Messaoud n’a pas trouvé les solutions nécessaires pour inverser le cours du combat.
Un premier combat maîtrisé face à Szabo
Pour son entrée en lice, Dris Messaoud était opposé au Hongrois Aron Szabo. Le représentant algérien a su prendre le dessus et s’imposer sur waza-ari, validant ainsi son passage au tour suivant. Cette première victoire constituait un résultat encourageant pour le judoka algérien, qui abordait cette édition des Mondiaux avec le statut de 27e mondial dans la catégorie des moins de 73 kg. Après l’élimination précoce de Kaïs Moudether, battu au premier tour par le Kazakh Nurkanat Serikbayev, 17e mondial, Dris Messaoud devenait ainsi le premier Algérien à franchir un tour dans cette édition des Championnats du monde. Son parcours allait toutefois s’arrêter au tour suivant. Dès les premières minutes, l’Algérien a affiché une attitude volontaire et une concentration qui lui ont permis de rester maître de son engagement.
Face à Szabo, il a su éviter les initiatives dangereuses de son adversaire et imposer progressivement son rythme. Le waza-ari obtenu a récompensé cette maîtrise et placé Dris Messaoud dans une position favorable pour gérer la fin du combat. Malgré la pression inhérente à une entrée en lice dans un championnat du monde, le judoka algérien n’a pas cédé et a conservé l’avantage jusqu’au terme de la confrontation. Cette victoire revêtait également une importance particulière sur le plan moral. Elle permettait à Messaoud Dris de lancer sa participation de manière positive et de confirmer sa capacité à rivaliser dans une compétition réunissant l’élite mondiale. Après la sortie de Kaïs Moudether chez les moins de 66 kg, la délégation algérienne espérait voir le représentant des moins de 73 kg poursuivre son aventure. Le succès contre le Hongrois Szabo avait nourri cet espoir, même si le tirage lui réservait ensuite une opposition nettement plus difficile. En franchissant ce premier obstacle, Dris Messaoud a également démontré l’importance de son classement et de son expérience acquise au cours des dernières saisons. Le statut de 27e mondial ne lui garantissait évidemment aucun avantage décisif, mais il témoignait de sa régularité et de sa présence au niveau international
Un combat relevé face au 10e mondial
Lors des 32es de finale, Messaoud Dris a retrouvé sur son chemin l’Italien Giovanni Esposito, classé 10e mondial. Face à un adversaire figurant parmi les mieux classés de la catégorie, le judoka algérien n’a pas réussi à prolonger son parcours à Bakou. Esposito s’est imposé par waza-ari, mettant fin aux ambitions de Dris Messaoud dans ces championnats du monde. L’Algérien quitte donc la compétition dès les 32es de finale, après avoir remporté son premier combat face à Aron Szabo. Cette élimination intervient néanmoins après une victoire qui lui a permis de lancer sa participation sur une note positive.
La confrontation face à Giovanni Esposito s’annonçait difficile au regard du classement et de l’expérience de l’Italien dans les grandes compétitions. Dans ce type de combats, la moindre hésitation peut être immédiatement sanctionnée, surtout face à un judoka classé dans le top 10 mondial. Dris Messaoud a tenté de répondre à l’intensité de l’opposition, mais il n’est pas parvenu à faire basculer le combat en sa faveur. Le waza-ari inscrit par Esposito a finalement suffi à faire la différence. Une fois mené au score, l’Algérien devait prendre davantage de risques pour revenir dans la partie, ce qui l’exposait naturellement aux contres de son adversaire. Malgré sa volonté de rester dans le combat et de trouver une ouverture, il n’a pas pu rattraper son retard.
A.A



