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Nouveau visage pour le championnat Excellence B

Le handball masculin algérien s’apprête à entamer une nouvelle étape de sa mue structurelle avec l’ouverture de la saison 2026-2027. Au cœur de cette dynamique, l’Excellence B, deuxième échelon national, affiche un visage renouvelé, marqué par l’ascension de sept nouveaux clubs et par une réflexion de fond sur la réduction progressive des effectifs par division, condition sine qua non d’une élite plus compétitive et mieux organisée.

La Fédération algérienne de handball a officialisé la montée en Excellence B de sept formations issues des divisions inférieures : l’Olympique d’Emdjez Edchich, le Mouloudia Chabab Djamaâ, la Jeunesse Bir Mourad-Raïs, l’Olympique Mohammadia, la Nedjma d’Aïn Oulmene, le Club de Tlemcen et le Groupement sportif Sidi Moussa. Cette vague de promotions couronne des parcours bâtis sur la patience, la formation locale et une gestion souvent héroïque de budgets étriqués.

Derrière chaque accession se cache un travail de fourmi : encadrement technique dévoué, jeunes joueurs formés sur place, dirigeants mobilisés malgré des moyens limités. Ces clubs ont prouvé qu’il était possible, même dans un contexte financier tendu, de structurer une équipe compétitive et d’inscrire durablement leur nom dans le paysage handballistique national. Leur réussite collective témoigne d’un maillage territorial vivant où chaque région peut espérer voir émerger son représentant au niveau national.

Le choc des réalités

Si la promotion est une récompense, elle est aussi un saut qualitatif qui expose immédiatement ces clubs à de nouvelles exigences. Sur le plan sportif, le niveau de l’Excellence B impose un effectif plus profond, une préparation plus rigoureuse et une régularité que ne réclamaient pas toujours les divisions inférieures. Sur le plan financier, la donne change radicalement : déplacements plus nombreux, logistique plus lourde, besoins en matériel et en encadrement médical ou technique plus importants. Face à cette nouvelle réalité, les dirigeants se retrouvent dans une course contre la montre. Convaincre les autorités locales (APC, daïras, Directions de la jeunesse et des sports) d’augmenter les subventions devient une priorité absolue. Parallèlement, la quête de sponsors privés s’impose comme un levier indispensable : entreprises locales, partenaires économiques, institutions publiques et privées, toutes les pistes devront être envisagées pour attirer des capitaux complémentaires aux aides étatiques.

Cette pression financière pèse d’autant plus que les charges de transport vont mécaniquement augmenter avec des déplacements réguliers à l’échelle nationale. Pour des clubs habitués à gérer au plus juste, chaque kilomètre supplémentaire représente un défi budgétaire. La pérennité de leur présence en Excellence B dépendra donc largement de leur capacité à transformer leur dynamique sportive en projet économique viable.

A.

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