Grand Prix d’Espagne — Mercedes déjà en tête à Madrid, Ferrari décroche sur le tendre
La F1 découvre pour la première fois le circuit de Madrid, et c’est une Mercedes déjà en configuration course qui fait la différence. L’écurie de Brackley se distingue avec le pneu tendre et démarre le week-end espagnol par un doublé signé George Russell-Kimi Antonelli : le Britannique (1’34’’77), très rapide à s’adapter au tracé, devance le leader du Championnat du monde de trois dixièmes lors de sa quatrième tentative en gomme tendre — signe d’une dégradation pneumatique très limitée.
Cette heure d’essais madrilène confirme deux points : Mercedes reste compétitive même sur un circuit où la puissance moteur n’est pas déterminante (ce n’est pas un hasard si l’écurie s’était déjà imposée à Monaco), tandis que la communication entre ingénieur de piste et pilote sera essentielle pour éviter les gênes et incidents. Lewis Hamilton en sait quelque chose : impliqué dans au moins cinq situations potentiellement dangereuses (tantôt victime, tantôt fautif), le septuple champion du monde termine les EL1 madrilènes en quatrième position, mais avec le pneu medium, contrairement à la gomme tendre utilisée par les Mercedes.
Le pneu tendre est justement un sujet sensible chez Ferrari : alors que la W17 gagne une seconde en passant du medium au tendre, la SF-26 ne progresse pas de façon aussi nette, en raison du trafic et de quelques imprécisions, mais peut-être aussi parce que ses références en medium étaient déjà très solides (Ferrari est restée solidement en tête jusqu’aux vingt dernières minutes). Résultat : Charles Leclerc ne gagne qu’un dixième et demi et se classe troisième à +0’’459, le meilleur temps d’Hamilton ayant même été réalisé en gomme jaune. Plus loin, Max Verstappen et Lando Norris (sur une McLaren qui, sur le papier, devrait pourtant retrouver le potentiel affiché en Hongrie et aux Pays-Bas) ; le Top 10 est complété par Lindblad, Piastri, Hülkenberg et Lawson.
Djaffar KHODJA



