JudoOmnisport

Le président de la fédération expose son projet et évalue la participation aux JM — Athmane Hachemi : « Le judo algérien doit retrouver son lustre d’antan »

Vous avez été élu au poste de président de la Fédération algérienne de judo dans un moment difficile. Comment avez-vous trouvé la situation ?

Avant tout, je tiens à remercier les membres de l’Assemblée générale pour la confiance qu’ils m’ont accordée. Je vous assure que je ferai de mon mieux pour mener ma mission convenablement, afin que le judo algérien puisse retrouver son lustre d’antan.

Quant à la situation, le contexte était difficile, car la Fédération avait traversé des moments complexes et il y avait une vacance du poste de président, comme vous le savez. Lorsque j’ai entamé ma mission, il y avait une urgence imminente : envoyer la sélection nationale cadets et juniors prendre part aux championnats d’Afrique. C’était vraiment très délicat, car nous étions à court de temps pour mener les démarches nécessaires afin d’assurer la participation.

Dieu merci, nous sommes parvenus à atteindre cet objectif et à permettre à nos sélections de se préparer et de participer aux Championnats d’Afrique, où elles ont réalisé de bons résultats. Je tiens à vous dire que nous étions confrontés à un problème financier, car il n’y avait pas d’argent. En dépit de cette situation, nous nous sommes débrouillés pour trouver les solutions nécessaires. Je profite de cette occasion pour remercier le ministère, qui nous a accompagnés pour remédier à cette situation. Mais je tiens aussi à vous dire que, jusqu’à présent, nous manquons d’argent, car nous n’avons pas encore reçu notre budget.

Il y avait aussi la sélection de judo qui devait prendre part aux JM. Était-ce un autre défi à relever ?

Je vais peut-être vous surprendre si je vous dis que la sélection était à l’arrêt et que les athlètes étaient chez eux. Il fallait donc réagir dans l’urgence en faisant face à un autre problème.

En dépit de cette situation délicate, j’ai pu contacter les athlètes et les rassembler en programmant un stage à Sidi Bel-Abbès, avant d’organiser un autre stage en Espagne, à Valence, pour assurer à nos athlètes une meilleure préparation afin qu’ils puissent défendre les couleurs nationales convenablement. Là aussi, nous étions limités par le temps et les difficultés financières, mais grâce aux efforts conjugués de tout le monde, nous avons pu relever le défi.

Après la participation aux JM, comment évaluez-vous les résultats obtenus ?

Tenant compte des conditions dont je vous ai parlé, je peux vous dire que les résultats sont honorables. Il ne faut pas oublier que le niveau du judo aux Jeux méditerranéens est assez élevé ; je dirais même que c’est presque un Championnat du monde que nous avons disputé, si l’on tient compte du niveau des pays du bassin méditerranéen dans cette discipline, que ce soit du côté masculin ou féminin, notamment au niveau féminin.

Êtes-vous satisfait ?

Bien qu’on puisse toujours mieux faire, dans l’ensemble et vu les conditions évoquées, je peux vous dire que je suis satisfait. Actuellement, nous pouvons nous concentrer sur d’autres aspects, car prochainement, lors d’une réunion du Bureau fédéral, nous allons lancer plusieurs chantiers : la formation des jeunes, la détection des jeunes talents, la formation des techniciens et leur recyclage, ainsi que celle des arbitres.

Tous ces volets sont indispensables pour l’avenir du judo algérien, afin d’être au diapason de l’évolution du niveau mondial. Notre objectif est de permettre au judo algérien de retrouver la place qui était la sienne par le passé. À mon élection, nous avons tracé une feuille de route à mettre en œuvre, mais il y avait l’urgence des échéances ; c’est la raison pour laquelle nous allons débattre de nos projets prochainement.

En parlant d’échéances, la fédération a envoyé trois athlètes prendre part au Grand Slam de Budapest…

Effectivement. Juste après les JM, nous avons procédé à la préparation de cette échéance et nous avons envoyé nos athlètes une nouvelle fois à Valence, en Espagne, pour bien se préparer. Le choix n’était pas fortuit, car avant les JM, j’avais dit aux athlètes que celui qui décrocherait une médaille d’or aurait automatiquement le droit de prendre part à ce tournoi.

À l’avenir, si un athlète décroche la médaille d’or, il aura automatiquement le droit de prendre part à une échéance internationale ; dans le cas contraire, le choix reviendra à l’entraîneur. C’est la même règle que j’avais énoncée aux athlètes de la sélection cadets et juniors qui ont participé aux championnats d’Afrique. Chose qui a été faite, car ceux qui ont décroché la médaille d’or ont eu le droit de prendre part aux Championnats du monde en Équateur.

Peut-on dire que vous allez mettre fin à certaines pratiques où, par le passé, les critères de sélection ont été contestés ?

Je peux vous dire que les règles sont claires. Je vous ai expliqué les critères de choix et aucun athlète ne sera lésé. Je peux vous dire que même pour les staffs techniques des sélections et les autres postes techniques et administratifs, il y aura des critères bien définis et tous les CV seront étudiés pour faire le bon choix.

À présent, comment évaluez-vous le travail réalisé depuis que vous avez pris les choses en main ?

Ma mission ne fait que commencer et un grand chantier nous attend. C’est avec les efforts conjugués de tout le monde que nous pourrons le réaliser. Mais ma grande satisfaction, c’est le fait que, depuis que j’ai pris la Fédération en main, moi et les membres de mon bureau, nos sélections n’ont raté aucune compétition internationale, bien que le contexte ait été difficile.

Je lance un appel à toute la famille du judo algérien pour mettre la main dans la main et que chacun apporte sa pierre à l’édifice.

Entretien réalisé par K.M.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page