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Mohand Tamadartaza, président de la FAVB, à Planète Sport : « On attendra les résultats du championnat d’Afrique avant de prendre toute décision pour la sélection masculine »

Le président de la Fédération algérienne de volley-ball (FAVB), Mohand Tamadartaza, est convaincu que l’amélioration des résultats des différentes sélections nationales, masculine comme féminine, passe par l’injection de sang neuf. Mieux encore, il préfère parler de « renouveau », en se débarrassant des mauvaises habitudes pour miser sur la jeunesse et la formation.

Lors de la réunion du bureau fédéral tenue samedi dernier, plusieurs décisions ont été actées. Parmi elles, celle concernant la sélection nationale féminine, officiellement mise en gel pour deux saisons. Il a également été question de créer un conseil dédié à la détection des jeunes talents, entre autres mesures. Dans cet entretien, le président de la FAVB évoque plusieurs sujets liés à la discipline tout en exposant la stratégie de la fédération pour l’avenir.

Quel constat faites-vous sur les résultats des différentes sélections nationales, garçons et filles, lors des dernières compétitions ?

Je pense qu’on doit être clair concernant les résultats réalisés par les différentes sélections nationales. Il y a d’abord des résultats qui étaient prévisibles, notamment chez les jeunes catégories. Cela fait plusieurs années que nous n’avons pas pris part à des compétitions internationales. Nous étions absents pendant près de 20 ans et, de ce fait, on ne peut pas prétendre à mieux.

Sinon, il y a aussi la déception des autres sélections qui n’ont pas pu répondre aux attentes, malgré les moyens mobilisés. Par ailleurs, il y a de belles choses concernant d’autres sélections qui ont honoré le volley-ball national.

Vous avez décidé d’accorder une prime à la sélection de beach-volley qualifiée pour le championnat du monde. Est-ce une manière d’encourager le groupe ?

Effectivement, je pense que la sélection de beach-volley a réalisé un bon parcours en parvenant à se qualifier pour le championnat du monde. C’est une récompense pour les efforts fournis par les joueurs de la sélection, qui n’ont pas déçu. C’est aussi une manière de les motiver et de les encourager à fournir encore plus d’efforts à l’avenir et à réussir de bons résultats.

Il faut aussi souligner la belle prestation de la sélection U18 filles, qui a réussi un bon parcours lors du dernier championnat d’Afrique, ce qui lui a permis de se qualifier pour le prochain championnat du monde.

Cependant, il y a aussi des déceptions ?

Évidemment. La participation de la sélection nationale féminine de volley-ball au dernier championnat d’Afrique a été un fiasco. Nous avons terminé la compétition à la sixième place, alors que nous avions fait mieux lors de la dernière édition. Ce n’est pas acceptable lorsqu’on connaît les moyens mobilisés pour répondre aux attentes et, surtout, réussir un bon parcours. Malheureusement, nous n’avons pas été à la hauteur. Face à cette situation, nous avons pris la décision de geler la sélection pour les deux prochaines années.

Vous avez tenu une réunion extraordinaire où plusieurs décisions ont été prises. Peut-on en savoir davantage ?

Je pense qu’il était impératif de tenir cette réunion extraordinaire avec les parties concernées pour faire un constat. Face aux résultats enregistrés, nous devions réagir pour rechercher les solutions qui s’imposent et améliorer la discipline. C’est ainsi que nous avons tenu cette réunion extraordinaire, où nous avons débattu de tous les plans afin d’aboutir aux meilleures décisions.

Exactement, vous avez décidé de geler la sélection féminine pour deux ans. Est-ce, à votre avis, la décision idéale ?

Bien sûr. Je pense que c’est une décision logique au vu des résultats réalisés par la sélection féminine lors du dernier championnat d’Afrique. Nous avons terminé la compétition à la 6e place, alors que nous avions misé sur un meilleur parcours. Nous avons beaucoup investi sur cette sélection, tout en mettant les moyens nécessaires. Malheureusement, les résultats n’ont pas suivi. Face à cette situation, nous avons décidé de geler la sélection féminine pour espérer redémarrer sur des bases solides.

Donc, vous avez décidé de miser sur la formation, avec la création du conseil de recherche de jeunes talents, n’est-ce pas ?

Oui, nous avons jugé utile de prendre des décisions importantes pour permettre à la discipline de revenir sur le devant de la scène. Il s’agit de participer aux différentes compétitions tout en visant mieux. Pour cela, nous avons décidé de créer ce conseil de détection des jeunes talents, tout en misant sur la formation, afin de donner leur chance aux jeunes et d’avoir des équipes solides à l’avenir, dans toutes les catégories.

Et qu’en est-il de la sélection masculine ?

Pour la sélection masculine seniors, nous n’avons encore rien décidé. Nous attendons le prochain championnat d’Afrique pour voir les résultats avant de prendre les décisions qui s’imposent.

Les différents championnats débuteront au mois d’octobre. À quoi vous attendez-vous ?

On s’attend à ce que les décisions que nous avons prises soient appliquées, concernant notamment le nombre d’équipes qui vont rétrograder. Nous avons opté pour six en garçons et huit en dames. Cela dans le but d’améliorer le niveau du volley-ball en Algérie, notamment pour les équipes qui évoluent en Nationale 1. Nous avons jugé utile de procéder à un changement dans le système de compétition pour améliorer la discipline et prétendre à mieux.

Entretien réalisé par : A. Badis.

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