
Au deuxième jour de compétition des Jeux méditerranéens de Tarente 2026, la délégation algérienne de natation a enregistré une qualification en finale, ainsi que plusieurs éliminations en séries, au terme d’un programme chargé, dominé par le 50 m dos, le 200 m nage libre, le 200 m brasse et le relais 4 × 100 m mixte.
Les épreuves de natation sont programmées avec des séries le matin et des finales en soirée. Amel Melih s’est qualifiée pour la finale du 50 m dos en terminant huitième des séries, décrochant ainsi l’une des huit places qualificatives pour l’acte final. Cette performance permet à la nageuse algérienne de se hisser parmi les meilleures de la compétition sur cette distance sprint, où la concurrence est particulièrement relevée, notamment avec la présence de spécialistes italiennes, espagnoles, grecques et égyptiennes. Si Amel Melih a réussi à s’offrir une place en finale, les autres représentants de la sélection nationale n’ont pas eu le rendement escompté, se heurtant à la réalité du haut niveau. Abdullah Arroudj a ainsi été éliminé en séries du 50 m dos, après avoir terminé 12ᵉ et dernier de sa série. Sur une distance aussi courte, la marge d’erreur est infime : un départ, un virage ou une arrivée légèrement moins tranchante peuvent suffire à faire sortir un nageur des places qualificatives.
À son tour, Fares Benzidoun a été éliminé en séries du 200 m nage libre, en se classant 15ᵉ parmi 18 participants. Cette épreuve exige à la fois de la vitesse et une parfaite gestion de l’effort. À ce niveau méditerranéen, la densité est importante, avec des nageurs issus de nations historiquement performantes en natation. Quant à Ramzi Chouchar, il a été éliminé en séries du 200 m brasse, terminant 10ᵉ sur 12 participants. Le 200 m brasse est une épreuve particulièrement technique, dans laquelle la régularité du mouvement, la qualité des coulées et la gestion du rythme sur les quatre longueurs sont déterminantes. Enfin, Abdullah Arroudj a également été éliminé en séries du 100 m dos, où il a pris la neuvième place parmi 11 participants, avec un chrono de 2’05’’05. Ce temps, éloigné des standards requis pour accéder aux finales méditerranéennes, illustre l’écart qui reste à combler pour rivaliser avec l’élite régionale. Il constitue néanmoins une référence de travail pour la suite de la saison.
Face à la réalité du très haut niveau
Ces résultats dressent un bilan contrasté, mais lucide, de la natation algérienne à Tarente 2026. La qualification d’Amel Melih en finale du 50 m dos constitue une lueur d’espoir et confirme que l’Algérie dispose d’athlètes capables de se mêler à la lutte avec les meilleures sur les distances sprint. Le niveau général demeure toutefois en construction, comme en témoignent les éliminations en séries du 50 m dos, du 100 m dos, du 200 m nage libre et du 200 m brasse. Les nageurs algériens se sont notamment heurtés à la forte densité du plateau méditerranéen. À ce stade, chaque course de série représente à la fois un test de niveau et un laboratoire technique : départs, virages, allures, gestion de l’effort et lecture de la course. Les chronos et les classements obtenus offrent aux entraîneurs des indicateurs précis pour ajuster la préparation et cibler les prochains objectifs, notamment les Championnats d’Afrique, les Jeux africains et les qualifications internationales.
K. M.



