JM : entre belles résistances et éliminations précoces — Parcours contrasté pour l’Algérie

L’escrime algérienne a livré une performance en dents de scie lors de cette édition des Jeux méditerranéens, oscillant entre belles résistances et éliminations prématurées.
Le bilan global reste contrasté, reflétant à la fois le potentiel de certains athlètes et les difficultés rencontrées face à la densité du plateau international.
Le sursaut d’Omrane Hamdi
Du côté masculin, c’est Omrane Hamdi (parfois transcrit Mohamedi) qui a porté les couleurs de l’Algérie avec le plus de relief. Après avoir franchi l’étape des poules grâce à deux victoires, le fleurettiste algérien a confirmé son statut en tableau principal en s’imposant face au Croate Vedran Markota sur le score serré de 15–13. Ce succès a offert un moment d’espoir à la délégation, d’autant que Hamdi a su imposer son rythme et sa technique dans un duel exigeant.
Cependant, son parcours s’est arrêté net en huitièmes de finale, où il a été dominé par l’Italien Miguel Frazao, qui l’a surclassé 15–4. Cette défaite, bien que lourde, ne doit pas effacer la qualité de la performance précédente, qui témoigne d’une réelle capacité à rivaliser à ce niveau. Les deux autres représentants masculins, Hassam Eddine Berkan et Ibrahim El Mehdi Kraria, n’ont malheureusement pas dépassé le stade des poules. Éliminés dès cette première phase, ils ont traduit une journée difficile pour cette partie de la délégation, confrontée à des adversaires aguerris et à un rythme de compétition soutenu.
Yusra Zeboudj en lumière
Du côté féminin, la situation est également marquée par des éliminations précoces, mais avec une performance notable à souligner. Yusra Zeboudj a réussi à atteindre les huitièmes de finale, où elle a affronté la Grecque Andriana. Malgré une défaite lourde (15–4) face à une adversaire expérimentée, son parcours reste encourageant et prouve qu’elle dispose des armes pour se mesurer aux meilleures escrimeuses de la zone méditerranéenne.
En revanche, Rihane El Arabi Bouaouina a connu un parcours plus compliqué, étant éliminée dès les poules avec quatre défaites, ce qui l’a empêchée de se qualifier pour le tableau principal. L’absence de Charline Boukhalfa, forfait sur blessure, a en outre privé l’équipe algérienne d’un de ses éléments importants, affaiblissant légèrement le contingent féminin pour cette journée de compétition.
Dans l’ensemble, les escrimeurs algériens ont été confrontés à la réalité du haut niveau, mais ont aussi montré de belles résistances, notamment Omrane Hamdi et Yusra Zeboudj, qui ont prouvé qu’ils pouvaient rivaliser à l’international. Ces Jeux méditerranéens constituent une étape importante dans leur progression, offrant une expérience précieuse pour les compétitions futures.
Walim Mansouri.



