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La Confédération africaine dévoile les dates des championnats d’Afrique — Oran abritera l’événement du 8 au 12 octobre prochain

Le canoë-kayak algérien s’apprête à vivre une échéance particulièrement importante avec l’organisation, en Algérie, des prochains championnats d’Afrique de canoë sprint et de paracanoë. Prévue du 8 au 12 octobre 2026, cette compétition constituera un rendez-vous majeur pour la discipline sur le continent et offrira surtout aux représentants algériens l’occasion d’évoluer à domicile, devant leur public.

L’événement intervient dans un contexte où le canoë-kayak national affiche une progression régulière sur la scène africaine. Après plusieurs participations internationales marquées par des résultats encourageants, l’Algérie se retrouve ainsi face à un double défi : réussir l’organisation d’une compétition continentale importante et confirmer, sur l’eau, les progrès enregistrés ces dernières années.

L’enjeu sera d’autant plus important que la sélection nationale ne voudra certainement pas se contenter du rôle d’hôte. Les résultats obtenus lors des dernières échéances continentales permettent de nourrir de légitimes ambitions.

Une dynamique confirmée à Luanda

La dernière édition des championnats d’Afrique de canoë-kayak, disputée à Luanda, en Angola, du 28 au 30 novembre 2025, avait d’ailleurs permis aux représentants algériens de se mettre en évidence. La sélection nationale avait décroché trois médailles dès la première journée, avec une médaille d’or, une d’argent et une de bronze.

La moisson s’était ensuite poursuivie lors de la deuxième journée, avec six nouvelles médailles, dont quatre en or, une en argent et une en bronze. La dernière journée avait ajouté six autres distinctions, portant le total à deux médailles d’or, trois d’argent et une de bronze pour cette journée.

Au total, l’Algérie avait donc quitté Luanda avec quinze médailles : sept en or, cinq en argent et trois en bronze. Un bilan qui témoigne de la progression de plusieurs éléments de la sélection et qui place forcément la délégation algérienne parmi les formations à suivre lors du prochain rendez-vous continental.

Boukazzoula, symbole de la relève

Parmi les satisfactions de cette nouvelle génération figure notamment Wassim Abdellah Boukazzoula. Le jeune kayakiste avait été désigné meilleur espoir sportif de l’année 2025 dans le cadre du traditionnel sondage « Brahim-Dahmani » de l’APS.

Cette distinction était venue récompenser ses performances et confirmer les attentes placées en lui pour les prochaines années. Son émergence illustre la volonté de l’encadrement national de préparer une relève capable de prendre progressivement le relais des éléments qui ont porté le canoë-kayak algérien ces dernières années.

À quelques semaines du rendez-vous continental organisé à domicile, la concurrence pour intégrer la sélection et décrocher une place sur le podium s’annonce donc particulièrement intéressante.

Guendouz, la référence du paracanoë

Dans cette progression, impossible, évidemment, de ne pas évoquer Brahim Guendouz, devenu la figure de proue du paracanoë algérien. Le kayakiste avait marqué l’histoire à Paris, en 2024, en remportant l’épreuve du kayak monoplace sur 200 mètres, dans la catégorie KL3, offrant à l’Afrique sa toute première médaille d’or paralympique en paracanoë.

Cette performance a définitivement donné une nouvelle dimension au paracanoë algérien. Guendouz n’est plus seulement un champion national : il est devenu une référence continentale et un exemple pour toute une génération.

Son parcours avait d’ailleurs été récompensé en 2025 par le « Breakthrough Award » du Comité international paralympique, distinction qui saluait ses performances exceptionnelles en 2023 et 2024. Sa présence, son expérience et son statut de champion paralympique constituent naturellement des atouts importants pour le développement du paracanoë en Algérie.

Le rendez-vous continental de 2026 représentera ainsi une nouvelle occasion de mettre en lumière cette discipline et de démontrer que le succès de Paris n’était pas un aboutissement isolé, mais bien le point de départ d’une nouvelle dynamique.

Une confirmation attendue à domicile

L’autre intérêt de ces championnats d’Afrique résidera dans la capacité de l’Algérie à transformer son statut de pays organisateur en avantage sportif. À Luanda, les représentants nationaux avaient déjà démontré qu’ils pouvaient rivaliser avec les meilleures nations africaines. À domicile, l’objectif sera forcément plus élevé.

Le public algérien pourra découvrir ou redécouvrir une discipline encore relativement peu médiatisée, mais qui possède pourtant un potentiel important. Le développement des infrastructures, l’amélioration du matériel, l’accompagnement des jeunes catégories et la multiplication des confrontations internationales constituent autant de facteurs susceptibles de permettre au canoë-kayak de poursuivre sa progression.

L’organisation d’un championnat continental représente également une opportunité pour la Fédération algérienne de valoriser le travail effectué au cours des dernières saisons. L’assemblée générale ordinaire de la fédération avait d’ailleurs adopté, en mars dernier, les bilans moral et financier de l’exercice 2025, signe d’une volonté de poursuivre la structuration de la discipline.

A. A.

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