
Les filles U-17 de la sélection algérienne de volley-ball enchaînent une quatrième défaite consécutive au Championnat du monde disputé au Chili, confirmant une campagne mondiale marquée par de lourds écarts de niveau face à des adversaires mieux structurées et plus expérimentées. Lundi soir, face à Chinese Taipei, les « Vertes » ont une nouvelle fois montré leurs limites, s’inclinant 3-0 dans un match où la physionomie du score s’est rapidement dessinée, les Algériennes peinant à suivre le rythme et l’intensité imposés par une équipe asiatique rodée aux joutes internationales.
Cette série noire intervient dans une poule D particulièrement relevée, où l’Algérie croise le fer avec l’Italie, Chinese Taipei, Porto Rico, la Corée du Sud et la République dominicaine, des nations qui disposent de filières de formation continues et d’une exposition régulière à la haute compétition. Avec zéro point au classement de leur groupe et une seule victoire encore en jeu lors des deux dernières rencontres, les Algériennes doivent désormais viser l’honneur, tenter de glaner un set ou un succès de prestige pour éviter un retour bredouille d’un Mondial qui aura surtout mis en exergue le fossé séparant le volley féminin algérien des standards mondiaux.
De son côté, La FAVB, dirigée par Mohand Tamadartaza, a engagé une réforme structurelle destinée à redynamiser la compétition nationale et à améliorer la qualité technique du volley algérien, avec notamment l’introduction d’une deuxième phase d’excellence et l’obligation pour les clubs de disposer de bases solides en catégories jeunes. Ces mesures, couplées à une réorganisation des commissions d’arbitrage et à une meilleure prise en compte du volley féminin, universitaire et scolaire au sein d’un même comité, traduisent une volonté de professionnalisation, mais se heurtent encore à des réalités terrain : budgets limités, infrastructures inégales et manque de continuité dans les parcours de formation.
Dans ce contexte, la participation des U-17 au Mondial chilien, bien que difficile sur le plan des résultats, constitue une expérience formatrice indispensable pour exposer les jeunes joueuses à un niveau d’exigence supérieur et identifier les axes de travail prioritaires pour les cycles à venir. Reste que, sans un plan de développement à long terme, incluant davantage de confrontations internationales, un suivi individualisé des talents et une meilleure articulation entre clubs, ligues et sélection, le risque est grand de voir se répéter ce type de campagnes où l’écart de niveau se creuse dès les premières manches.
A Badis.



