CALENDRIER 2026 — Le Grand Prix du Qatar devient un véritable casse-tête

Alors que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient continuent de peser sur les compétitions internationales, la MotoGP apparaît aujourd’hui comme la seule grande discipline à ne pas avoir réellement anticipé un éventuel scénario de repli.
Le Championnat du monde d’endurance (WEC) a déjà annulé ses manches du Qatar et de Bahreïn au profit de Barcelone et Monza, tandis que la Formule 1 attendra septembre pour statuer sur les Grands Prix du Qatar et d’Abou Dhabi, tout en préparant un plan B en Europe.
Le MotoGP, en revanche, a simplement reporté le Grand Prix du Qatar au 8 novembre, décalant au passage les épreuves du Portugal et de Valence d’une semaine afin de préserver cette date. Un choix qui a perturbé les supporters ayant déjà organisé leurs déplacements et qui pourrait s’avérer vain si la situation sécuritaire ne s’améliore pas.
Dès lors, une question s’impose : si le WEC renonce à courir à Lusail fin octobre et si la F1 envisage également de faire l’impasse sur le circuit qatari en novembre, sur quels éléments la MotoGP fonde-t-elle son optimisme ? À quelques mois de l’échéance, aucune alternative crédible n’a encore été officialisée. Un remplacement par une seconde manche en Malaisie demeure envisageable, mais plus les semaines passent, plus les contraintes logistiques s’accumulent.
Dans une saison particulièrement disputée, une annulation tardive pourrait avoir des conséquences sportives majeures et fragiliser la crédibilité du championnat.
Amayas LAAZIB



