
L’équipe nationale féminine des moins de 20 ans a bouclé, hier, son premier tour du Championnat du monde U20 disputé à Yangzhou (Chine), avec un bilan d’une victoire et de deux défaites. Versées dans un groupe particulièrement relevé, les Algériennes n’ont pas réussi à décrocher leur qualification pour le tour principal. Elles poursuivront toutefois leur aventure en Coupe du Président, compétition de classement destinée aux équipes éliminées, avec l’objectif d’améliorer leur position finale et d’engranger une expérience précieuse pour l’avenir.
Entrée difficile face au pays organisateur
L’Algérie a entamé son tournoi par un affrontement contre la Chine, équipe hôte et candidate sérieuse aux phases finales. Les Algériennes ont payé le prix d’un manque d’expérience collective face à une sélection chinoise mieux armée physiquement et soutenue par un public nombreux. Lors d’un premier acte prometteur, les Nord-Africaines n’étaient distancées que de deux unités à la pause (12-10), mais la deuxième période a tourné clairement à l’avantage des locales. La supériorité physique, la profondeur du banc et le rythme imposé par la Chine ont creusé l’écart, la rencontre se soldant par un score sévère (33-20). Cette défaite, si elle confirme l’écart technique entre les deux équipes, comporte néanmoins des enseignements positifs : la solidité défensive et la capacité à contenir l’adversaire durant trente minutes montrent que le collectif algérien progresse.
Un Danemark trop fort
Le second match offrait un défi encore plus relevé : l’Algérie affrontait le Danemark, déjà identifié comme l’un des favoris du tournoi et classé quatrième au niveau mondial dans cette catégorie. Les Scandinaves ont imposé un handball rapide et précis, exploitant des attaques placées et une défense agressive. Les Algériennes ont tenté de résister, mais la différence d’intensité et d’expérience a rapidement fait la décision. La sélection nordique s’est imposée par 39 à 24, confirmant son statut et reléguant l’Algérie en position délicate pour la qualification. Malgré l’ampleur du score, certaines individualités algériennes se sont montrées volontaires, cherchant à insuffler du rythme et de la créativité offensifs, signes encourageants pour le staff technique.
Victoire encourageante face à la Guinée
L’Algérie a néanmoins terminé la phase de groupes sur une note positive en dominant la Guinée (24-21). Ce succès, au-delà de l’importance comptable, revêt une forte charge symbolique : la Guinée avait, en effet, éliminé l’Algérie lors du dernier Championnat d’Afrique, au stade des quarts de finale. La victoire algérienne constitue donc une forme de revanche et un signal tangible des progrès réalisés par l’équipe depuis cette défaite continentale. Plusieurs joueuses se sont distinguées par leur sang-froid et leur efficacité, contribuant à construire un succès autour d’une défense resserrée et d’une gestion intelligente des temps faibles. L’issue de cette rencontre conforte l’idée que l’Algérie peut rivaliser avec ses homologues africains au plus haut niveau et confirme la pertinence du travail effectué en préparation.
La Coupe du Président pour améliorer le classement
Éliminée de la course au tour principal, l’Algérie disputera désormais la Coupe du Président. Les Algériennes évolueront dans la poule 3, en compagnie de l’Islande et des États-Unis. Elles affronteront d’abord l’Islande, puis les États-Unis, avec pour objectif de grappiller le meilleur classement possible et d’améliorer le positionnement historique de la sélection. Lors de la précédente participation au Mondial U20 en Macédoine du Nord, l’Algérie avait terminé 31e sur 32 équipes ; l’équipe actuelle a donc l’occasion d’effacer, en partie, ce résultat et d’offrir à ses jeunes joueuses une précieuse expérience internationale. Au-delà du classement, la Coupe du Président représente un laboratoire pour tester des rotations, peaufiner des automatismes et donner du temps de jeu aux joueuses en formation.
A.A


