Ils refusent toujours de partir — Messoussa et Bangoura ralentissent le mercato

Contrairement à Zunon Kipré Jr, qui a accepté de quitter le club pour se relancer ailleurs — le Mouloudia d’Oran lui ayant déroulé le tapis rouge, d’autres joueurs voient les choses autrement. Le départ prochain de l’attaquant ivoirien ne suffit pas : il faut recruter des joueurs africains d’envergure.
Pour cela, il faudrait aussi se séparer d’Alhassane Bangoura. Le milieu de terrain guinéen refuse pour l’instant toute solution, alors que plusieurs clubs de l’élite veulent s’attacher ses services cet été. Encore sous contrat avec le Doyen, Bangoura a de nouveau fait savoir à son employeur qu’il n’avait nullement l’intention de changer de destination. Voulant se relancer au MCA après une première saison très décevante, Alhassane exige une seconde chance, alors que le vieux club algérois souhaite recruter deux joueurs étrangers.
Et même si la direction algéroise poursuit sa prospection pour tenter de dénicher la perle rare, comme cela avait été le cas avec Mohamed Zougrana et Mohamed Saliou Bangoura, la situation se complique avec des éléments qui refusent tout compromis susceptible d’aboutir à un divorce à l’amiable. Même cas de figure pour Amine Messoussa. Disposant encore d’un an de contrat, qui expire en juin 2027, le Franco‑Algérien est lui aussi très convoité par plusieurs clubs de l’élite, parmi lesquels la JSEB, l’USMK, le MBR et même l’ESS, qui insistent pour l’enrôler cet été.
Terminant la saison avec 19 apparitions et seulement sept titularisations, Messoussa a très peu de chances de poursuivre l’aventure avec les Vert et Rouge. Si certains réclament qu’on lui donne une seconde chance, d’autres seraient favorables à une séparation à l’amiable. C’est l’option prônée par la direction mouloudéenne, qui souhaiterait vendre le jeune attaquant au plus offrant. Grand héros de la finale de la Supercoupe d’Algérie contre le CRB lors de l’édition précédente, Messoussa va vivre une cruelle désillusion en constatant sa mise à l’écart progressive sous la coupe de Mokwena. Cette situation devrait perdurer malgré le changement de staff, car même Khaled Benyahia n’était pas convaincu par les qualités du joueur — ce dernier ne comptabilisant que deux apparitions sous sa direction.
N’ayant qu’une seule passe décisive à son actif cette saison, Messoussa sait qu’il ne rentre plus dans les choix tactiques de Benyahia, qui était favorable à son départ cet été. Cependant, on apprend que le joueur voudrait rester coûte que coûte et qu’il refuse toutes les propositions, y compris celle d’un prêt. Cela met Hakim Hadj Redjem dans l’embarras, puisque le club devra débourser pour indemniser l’attaquant en cas de résiliation unilatérale. Avec l’attitude d’Alhassane Bangoura et d’Amine Messoussa, c’est le mercato estival du Mouloudia qui risque d’en pâtir. Chaque été, c’est la même chanson : la direction perd un temps fou sur des dossiers de joueurs qui refusent la séparation à l’amiable. Ce fut déjà le cas par le passé avec Litim, Moussaoui, Mouali, Hamidi et Delort. Hadj Redjem et son administration doivent trouver la bonne formule pour évincer les joueurs devenus indésirables, condition nécessaire si le club veut réaliser un mercato XXL qui ferait rêver tous les Mouloudéens.
N.L.



