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Avant le match, Petkovic et les joueurs étaient unanimes — Le match contre l’Argentine n’allait pas être décisif

Pour sa cinquième participation à une phase finale de Coupe du monde, l’Algérie a abordé très tôt ce matin son rendez‑vous américain dans un contexte inédit, qui modifie sensiblement les calculs et les perspectives.

Contrairement à ce que pensent certains, l’issue de la première rencontre face à l’Argentine ne déterminera pas forcément le reste du parcours des Verts. L’élargissement du Mondial à 48 sélections a profondément changé la physionomie de la compétition : désormais, les deux premiers de chaque groupe accèdent directement au tour suivant, tandis que huit des douze meilleurs troisièmes décrochent également leur billet pour la phase à élimination directe. Cette formule offre davantage de marge de manœuvre et réduit considérablement le poids d’un éventuel faux pas lors de la journée inaugurale.

Ce changement présente un avantage psychologique non négligeable. Les internationaux algériens pouvaient aborder leur entrée en lice avec moins de pression qu’auparavant, conscients que la qualification se joue désormais sur l’ensemble des trois matchs de poule. L’objectif était donc de rivaliser avec le tenant du titre tout en préservant les ressources nécessaires pour la suite du tournoi.

L’histoire donne raison aux Verts 

L’histoire des Coupes du monde montre d’ailleurs que la qualification peut parfois se construire sans parcours parfait. Lorsque la FIFA avait déjà instauré un système permettant à certains troisièmes de poursuivre l’aventure, lors des éditions 1986, 1990 et 1994, plusieurs équipes avaient validé leur billet avec une seule victoire en phase de groupes. L’Argentine elle‑même avait bénéficié de cette formule lors du Mondial italien de 1990. Ce changement de règlement trouve une résonance particulière pour l’Algérie : en 1982, les Verts avaient réalisé l’exploit de battre l’Allemagne de l’Ouest et le Chili sans parvenir à franchir le premier tour, une injustice sportive qui a largement contribué à alimenter la réflexion sur l’évolution du système de qualification. Quarante‑quatre ans plus tard, les données ont changé.

C’est pourquoi Petkovic et ses joueurs n’étaient nullement inquiets avant le match, convaincus que la première rencontre du tournoi ne pouvait en aucun cas être décisive. L’exemple récent de l’Argentine, battue lors de son premier match en 2022 par l’Arabie Saoudite avant de se ressaisir et de remporter le titre mondial, allait également dans ce sens.

Omar Adli

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