MOTOSPORTS

Les dessous du règlement 2026 — Comment Audi et Porsche ont indirectement favorisé Mercedes

Avec l’entrée en vigueur du nouveau règlement moteur en 2026, les critiques se multiplient sur la complexité des unités de puissance. Dans son podcast « Formula Schmidt », le journaliste allemand Michael Schmidt a révélé plusieurs coulisses des négociations ayant conduit à l’adoption de ce règlement controversé.

Selon lui, l’équilibre à 50% entre puissance thermique et électrique a été imposé par les dirigeants des constructeurs engagés en Formule 1, soucieux de promouvoir les technologies électriques à travers la discipline reine du sport automobile. Ce choix a toutefois entraîné une augmentation massive de la puissance électrique, générant des problèmes de gestion d’énergie et le phénomène désormais connu sous le nom de « superclipping ».

Schmidt explique également que les équipes déjà présentes en F1 se sont opposées à la récupération d’énergie sur l’essieu avant, craignant qu’Audi et Porsche ne bénéficient d’un avantage grâce à leur expérience acquise en endurance.

En contrepartie, les deux marques allemandes ont obtenu l’introduction de limites sur la suralimentation et le taux de compression des moteurs. Une décision qui, selon le journaliste, a finalement ouvert la voie à une solution technique particulièrement efficace développée par Mercedes. Sans ces restrictions, estime-t-il, le constructeur allemand n’aurait probablement pas bénéficié de l’avantage dont il dispose aujourd’hui.

Pour Schmidt, ces compromis successifs ont abouti à un règlement excessivement complexe, éloigné des attentes des passionnés de Formule 1.

Djaffar KHODJA

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